La Coop veut racheter l’épicerie du village de Saint-Sylvère. Sur la photo, Sandra Deshaies (présidente), Caroline Boucher (administratrice) et Jocelyn Paquet (administrateur) de la Coop.

Épicerie de Saint-Sylvère: «Une question de survie du village»

SAINT-SYLVÈRE — Alors que les propriétaires de l’épicerie de Saint-Sylvère veulent tourner la page pour la retraite, des citoyens veulent prendre la relève pour conserver ce service au sein de cette communauté de quelque 800 habitants. D’où l’importance de la rencontre prévue mercredi, 19 h 30, à l’église de Saint-Sylvère pour tenter d’amasser la mise de fonds nécessaire à son acquisition.

Sauf que le temps presse puisque l’offre d’achat signée par la Coopérative de solidarité de Saint-Sylvère prend fin le 28 juin. Et une somme minimale de 60 000 dollars doit être réunie d’ici là pour l’obtention d’un prêt auprès d’Investissement Québec.

«On est rendu vraiment à recueillir le membership, en réalité, les cartes de membres. On a absolument besoin de ça afin de pouvoir accéder au financement. On a besoin de 60 000 dollars pour que le projet soit viable. Investissement Québec attend après notre membership pour nous avancer le prêt», explique Caroline Boucher, qui fait partie du conseil d’administration de la Coopérative, composée de 11 membres.

«On a demandé aux propriétaires présentement de nous la garder ouverte jusqu’à ce qu’on procède au transfert. Ils ont accepté de rester ouvert. Eux s’en vont à la retraite. Ça fait déjà un bout qu’ils attendent, ils nous ont attendus, ce n’est pas d’hier, ça fait un an que le projet est en marche», renchérit-elle.

D’ailleurs, cette coopérative a été formée à cause de ce dossier-là. «On a décidé de se mobiliser afin de racheter pour qu’on puisse continuer d’avoir un service qui est essentiel à la municipalité», poursuit Mme Boucher.

Selon elle, «on a vraiment besoin de tous les citoyens de Saint-Sylvère, mais aussi des villages autour» car, en cas de fermeture, l’épicerie la plus proche serait à Daveluyville.

«On a besoin de ça, on n’a plus d’école, l’école a passé au feu il y a deux ans. C’est une question de survie de village, on a absolument besoin que ça reste ouvert, sinon, on tombe un village fantôme. C’est un service de proximité aux citoyens. Une petite quincaillerie est rattachée à l’épicerie. Il y a plein d’autres projets aussi, on a plein d’idées, mais là, le but, l’objectif premier en ce moment, c’est de ramasser l’argent et d’en faire l’acquisition. Après, c’est une coop, c’est plusieurs membres et ils vont donner leurs idées», conclut Mme Boucher.