Royal LePage indique que quatre acheteurs de maisons sur dix à Trois-Rivières proviennent actuellement de la région montréalaise.
Royal LePage indique que quatre acheteurs de maisons sur dix à Trois-Rivières proviennent actuellement de la région montréalaise.

Engouement des Montréalais pour Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Contrairement à ce qui était anticipé, le marché immobilier ne tourne pas au ralenti. Pas à Trois-Rivières du moins, alors que les Montréalais prennent d’assaut le marché en cette période de déconfinement. Pas moins de quatre acheteurs sur dix sont de la métropole.

L’étude sur le prix des maisons de Royal LePage publiée ce jeudi indique en effet que 40 % des acheteurs du deuxième trimestre de 2020 de maisons à Trois-Rivières sont originaires de Montréal. Cela a contribué, estime Royal LePage, à créer une pression sur les ventes.

«Plusieurs acheteurs veulent sortir des grands centres. Ils sont tannés de vivre dans des petits appartements», soutient Steve Champoux, courtier à Royal LePage Mauricie et directeur adjoint du bureau régional.

Le télétravail, qui a progressé de façon fulgurante avec la pandémie, et le goût de plus d’espace à moindre coût poussent aussi de jeunes acheteurs à s’éloigner de Montréal. «Il y avait un engouement pour les régions avant, mais c’était surtout pour des acheteurs plus âgés. Mais on voit maintenant de jeunes familles et de jeunes professionnels de la région de Montréal qui veulent s’établir à Trois-Rivières. Ce n’est pas expliqué par une soudaine création d’emploi», mentionne Steve Champoux.

«On voit aussi de futurs retraités qui veulent venir terminer leur carrière en télétravail à Trois-Rivières.»

Royal LePage mentionne également que les amateurs sont retournés rapidement sur le marché dès la relance du marché «impatient de changer d’air». Le prix médian des maisons, qui se chiffre à 204 028 $, s’est même accru de 2,7 % durant cette période par rapport à 2019. Depuis le début de l’année 2020, le prix médian a progressé de 1,3 %.

«La région de Trois-Rivières est en bonne santé économique malgré la pandémie et de nombreuses entreprises industrielles, notre principal moteur économique, n’ont pas interrompu leurs activités durant la majeure partie du confinement», affirme pour sa part Martin Leblanc, dirigeant-propriétaire chef Royal LePage Mauricie.

«Comme la majorité de ces emplois n’ont pas été affectés, ceux qui avaient comme projet d’acheter une propriété ont pu aller de l’avant lors de la relance du marché immobilier.»

Une baisse des intentions de vente

Alors que les prix médians des maisons sont à la hausse à Trois-Rivières, Royal LePage Mauricie note une baisse des intentions de vente ce qui laisse présager une certaine rareté. Plusieurs propriétaires âgés semblent repousser leur déménagement en maison de retraite.

«Ça accentue la rareté de propriétés à vendre sur le marché et contribue à la hausse des prix», souligne Martin Leblanc.

«Puisque l’on ressentait déjà le manque d’inventaire avant la pandémie, la demande excédentaire que l’on connaît actuellement fait en sorte que l’on peut recevoir plusieurs offres pour une seule propriété, surtout dans la catégorie des maisons unifamiliales, qui sont en forte demande.»

Une diminution de l’écart entre l’offre et la demande même graduelle viendrait, soutient Martin Leblanc de Royal LePage Mauricie, soulager de nombreux ménages qui se sont butés à une surenchère.

«Les vendeurs ont tout à gagner en ce moment», note-t-il.