De gauche à droite: le premier ministre Philippe Couillard, la ministre Hélène David et le directeur du Centre métallurgique du Québec au Cégep de Trois-Rivières, Gheorghe Marin.

Douze millions $ pour les CCTT

Le premier ministre, Philippe Couillard, et la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, ont choisi le Centre de métallurgie du Québec du Cégep de Trois-Rivières, jeudi, afin d'annoncer un investissement supplémentaire de 12 millions $ pour les deux prochaines années destinés à soutenir les Centres collégiaux de transfert technologique (CCTT) de la province.
M. Couillard a rappelé que les cégeps et les CCTT «sont des acteurs socioéconomiques majeurs» tant pour l'enseignement que pour le développement économique.
Ces 12 millions $ s'ajoutent aux 4 millions  $ supplémentaires qui avaient déjà été investis en 2016-2017 pour soutenir les 49 CCTT au Québec.
Ces investissements stratégiques totalisant ainsi 16 millions $ permettent du même coup aux CCTT, de concert avec le Réseau Trans-Tech qui les regroupe, de mettre en branle une nouvelle approche appelée Synchrone qui bonifie leurs services d'accompagnement des PME et des organisations québécoises en processus d'innovation.
«De l'idée au marché, nous sommes maintenant en mesure d'aider nos clients à réussir toutes les étapes de leurs projets d'innovation et les amener avec succès à plus de performances et au développement de nouveaux marchés», indique la présidente du Réseau Trans-Tech, Nancy Déziel.
Il s'agit d'un modèle d'intervention visant une mutualisation des expertises de différents partenaires afin de mieux soutenir la recherche et l'innovation. Ce modèle favorisera les retombées, notamment en éducation, dans l'ensemble des régions du Québec, estime le Cégep de Trois-Rivières.
«Ce soutien se fait également avec nos collègues du ministère de l'Économie, des Sciences et de l'Innovation pour environ presque 4 millions $ par an», a précisé le premier ministre.
M. Couillard estime que la façon dont les entreprises du Québec vont pouvoir tirer leur épingle du jeu, dans le contexte économique actuel, sera «de développer l'innovation, de développer la technologie», dit-il. Or, les CCTT sont là pour les appuyer.
Le président et directeur de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, rappelle qu'en 2014, on relevait des gains de productivité de plus de 200 millions $ annuellement grâce aux recherches effectuées par les cégeps et surtout les CCTT, dit-il. «Si 13 millions $ généraient des retombées de 200 millions $, vous pouvez imaginer qu'avec l'ajout, c'est un potentiel extraordinaire», ajoute-t-il.
Synchrone regroupe donc 1300 experts en technologie au Québec, dans les 49 CCTT qui relèvent tous d'un cégep ou d'un collège.
Ces derniers pourront offrir aux gestionnaires et aux chefs d'entreprises de nouveaux services qui les aideront à réaliser leurs projets d'innovation.
Synchrone permettra aussi de mettre en réseau des centaines d'autres experts en ressources afin de soutenir les PME et organismes, leur permettant ainsi d'être plus compétitifs à l'échelle mondiale.
Le directeur du Centre de métallurgie du Québec, Gheorghe Marin, estime que pour accompagner de cette façon les entreprises, il faut assurer une offre de services de haut niveau. «Cette performance requiert, d'une part des infrastructures de recherche de classe mondiale et, d'autre part, une équipe d'experts habiles à travailler avec les entreprises.»
L'investissement du gouvernement du Québec dans le CCTT «intervient à un moment charnière de notre histoire. Nous avons 25 ans, cette année et nous représentons les forces vives de la recherche appliquée et de l'innovation au Québec», indique Mme Déziel.
«En 2014-2015, 2800 de nos entreprises ont bénéficié des CCTT et qu'est-ce que ça a donné? 396 nouveaux produits et la création de 448 emplois dans les entreprises», a rappelé Philippe Couillard.