La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a insisté sur l'apport du chef démissionnaire au débat économique.

Dominique Anglade réclame d'Ottawa des «gestes concrets» pour aider Bombardier

La ministre de l'Économie du Québec, Dominique Anglade, demande à Ottawa de passer de la parole aux actes pour soutenir l'avionneur Bombardier, qui cherche à débloquer les marchés pour ses nouveaux appareils CSeries.
«Il y a une ouverture, mais au-delà de l'ouverture, ça prend des gestes concrets», a déclaré Mme Anglade à La Presse Canadienne, lundi à Montréal, en marge de l'assemblée générale annuelle du Conseil du patronat du Québec (CPQ) où elle était invitée à titre de conférencière.
«Ce que l'on souhaite comme gouvernement c'est d'avoir le fédéral qui vient et qui prend une position de leadership dans ce dossier», a-t-elle affirmé.
Mme Anglade n'a pas manqué de rappeler que l'aéronautique et l'aérospatiale sont le premier secteur d'exportation au Québec, regroupant 200 entreprises qui fournissent du travail à quelque 40 000 personnes.
«Il est fondamental pour moi que le fédéral soit assis à côté de Bombardier pour voir de quelle manière il peut accompagner l'entreprise», a-t-elle insisté.
La ministre a affirmé que son collègue des Transports, Jacques Daoust, ainsi que d'autres ministres - dont elle-même - poursuivent leurs représentations auprès d'Ottawa.
Un signal d'Ottawa est impatiemment attendu par les actionnaires de Bombardier, qui seront réunis en assemblée générale annuelle le 29 avril prochain.