Le chantier du Domaine Le Campagnard a officiellement été inauguré mardi matin. De gauche à droite: Mario Gélinas (promoteur), Marie-Louise Tardif (députée de Laviolette - Saint-Maurice), Michel Angers (maire) et Nancy Déziel (conseillère du district de la Rivière).

Domaine Le Campagnard: les travaux finalement lancés

SHAWINIGAN — Ayant maintenant toutes les autorisations requises en main, le promoteur Mario Gélinas a finalement pu inaugurer le chantier pour l’aménagement des services publics du Domaine Le Campagnard, un développement résidentiel de 35 unités pour la première phase, dans le secteur Grand-Mère. Si la demande le justifie, il n’est pas impossible qu’un quartier de microhabitations s’intègre au paysage au cours des prochains mois.

Visiblement soulagé, M. Gélinas avait invité le maire de Shawinigan, Michel Angers, la conseillère du district de la Rivière, Nancy Déziel ainsi que la députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, pour marquer cette étape, mardi matin, au coin des rues des Pivoines et des Hydrangées. Le promoteur travaille sur ce projet depuis six ans. Il a obtenu son certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques le 21 février dernier.

En assemblée publique le 9 avril, le conseil municipal a accordé le contrat pour l’installation des services d’égout, d’aqueduc et la voirie à Construction et pavage Boisvert, au montant de deux millions de dollars. Les travaux ont débuté dès le lendemain. Deux équipes ont été dépêchées sur le terrain pour accélérer le chantier. Les services publics doivent être aménagés le 1er août au plus tard. L’asphaltage des rues est prévu l’an prochain.

Cet investissement permettra à la Ville de Shawinigan de raccorder dix autres résidences aux services publics, en dehors du périmètre du développement en cours.

Le Domaine Le Campagnard peut s’étendre sur quelque 220 terrains. Des mini-maisons, résidences conventionnelles, jumelées, condominiums et immeubles à logements pourront s’y intégrer au cours des prochains mois. Les premières constructions sont prévues au début de l’été.

«Environ la moitié des terrains seront sans voisin arrière, ce qui est très rare», estime M. Gélinas. «De plus, 35 % des lots sont donnés à la Ville à perpétuité à des fins de conservation de la nature. Nous aurons aussi un accès à une piste cyclable et des sentiers pédestres en forêt.»

Difficile de savoir, pour le moment, si les longs délais ont incité les personnes intéressées à regarder ailleurs.

«Nous avons beaucoup de demandes d’information», mentionne M. Gélinas. «Nous avons des entreprises de maisons usinées et des entrepreneurs qui sont intéressés.»

«Le quartier Sainte-Flore est très en demande», souligne le maire. «Les entrepreneurs comme Mario Gélinas ont confiance en l’économie de Shawinigan et c’est pourquoi ils développent ici. Ce sera un endroit prisé, avec la nature tout près de la ville.»

Microhabitations?

Le promoteur a déjà prévu des mini-maisons dans son développement. Il ne nie pas que des microhabitations pourraient aussi s’y intégrer, si la demande le justifie et sous réserve des approbations de la Ville de Shawinigan.

L’an dernier, M. Gélinas avait annoncé l’aménagement de quatre résidences de ce type sur la rue des Asters, en guise de première expérience. Les microhabitations n’occupent généralement qu’entre 350 et 650 pieds carrés. Le conseil municipal avait dû procéder à une modification au zonage pour permettre la construction des quatre premières unités.

Or, un an plus tard, personne n’a encore manifesté d’intérêt pour ce type d’habitation sur la rue des Asters. M. Gélinas croit qu’il s’agit d’une question de contexte.

«C’est à proximité de maisons mobiles et je pense que ça nous désavantage», constate-t-il. «Les gens qui vont investir veulent un secteur enviable. J’ai une demande pour la microhabitation, mais j’hésite à amener les gens (sur la rue des Asters), car ils sont déçus quand ils voient que c’est juste à côté des maisons mobiles. J’ai déjà mentionné à la Ville qu’il faudrait prévoir un autre site, plus enchanteur, où les gens ne se sentiront pas comme des intrus.»

Si la demande le justifie, M. Gélinas pourrait donc formuler une nouvelle requête à la Ville pour intégrer des microhabitations ailleurs. Déjà, il est prévu que le Domaine Le Campagnard accueille des mini-maisons, un peu plus spacieuses puisqu’elles occupent généralement entre 650 et 800 pieds carrés.

«Les mini-maisons et les microhabitations seraient toutes situées dans le même secteur, au bout de la rue des Hydrangées», réfléchit l’homme d’affaires. «Même que toute la phase II pourrait être de la mini-maison. J’ai vu de francs succès dans d’autres développements.»

«Il faut laisser de la latitude aux gens», termine-t-il. «Il y a bien des personnes qui sont prêtes à vivre dans plus petit. Souvent, ce sont des retraités qui optent pour ces maisons, parce qu’ils n’ont plus besoin d’autant d’espace, mais ils retrouvent tout ce dont ils ont besoin dans une maison.»