Maxime Vincent et Guyaume Parenteau, de la distillerie Wabasso, dont le gin a gagné deux prix internationaux en 2018.

Distillerie Wabasso: l’excellence du produit

TROIS-RIVIÈRES — L’engouement entourant la consommation de gin sert bien la distillerie Wabasso. L’entreprise lancée à l’automne 2017 va produire 12 000 bouteilles de gin en 2018 et s’attend à ce que sa production double en 2019.

L’année qui s’achève pour les propriétaires Maxime Vincent et Guyaume Parenteau aura été occupée. Leur gin est distribué par la Société des alcools du Québec depuis le mois de juin. Le produit qui porte le nom de la distillerie commence à faire de plus en plus d’adeptes au fil du temps et des dégustations.

«Les ventes sont bonnes en gin. En septembre, on anticipait de produire 10 000 bouteilles en 2018. On a atteint les 10 000 bouteilles en novembre! On va dépasser l’objectif et je suis très content», déclare Maxime Vincent.

Selon lui, la popularité du gin Wabasso réside dans l’utilisation du thé des bois et du trèfle rouge.

«C’est nouveau dans les produits québécois. Il y a beaucoup de gin. Mais sans fausse modestie, notre gin est vraiment excellent», observe l’homme d’affaires.

La distillerie Wabasso mise sur un produit de qualité pour satisfaire les consommateurs. Elle va aussi diversifier ses activités en 2019 en lançant deux alcools. M. Vincent refuse de dévoiler la nature des produits futurs, mais confirme qu’ils s’ajouteront au projet de produire du rhum et du whisky.

«Le nouveau produit qui s’en vient en janvier, c’est un spiritueux. Avec les nouveaux produits, la distillerie va se démarquer. On essaie d’aller dans de nouvelles tendances, sans que ce soit trop éclaté. On essaie de prendre des produits du terroir mis à l’abandon et les remettre à l’avant-plan.»

Les projets de développement de produits et de marchés (le Canada et les États-Unis sont dans la mire de la distillerie), combinés au volume actuel d’activités, amènent les promoteurs à investir quelque 100 000 $ en 2019. La distillerie veut avoir une embouteilleuse automatisée. De plus, le duo d’entrepreneurs a besoin d’une troisième paire de bras dont les efforts serviront essentiellement à la production.

Maxime Vincent souhaite également faire vivre une expérience aux gens en ouvrant les portes de la distillerie dès l’été prochain afin de leur faire visiter les installations. Les promoteurs veulent accueillir leurs clients dans un environnement qui aura certainement le pouvoir d’attirer les curieux et les amateurs d’alcool, un peu comme M. Vincent l’a vécu récemment lors d’une tournée de distilleries en Écosse.

«On est allé du nord au sud pour voir leur façon de faire, l’expérience dans une distillerie, l’accueil. Je veux que les gens puissent visiter», ajoute M. Vincent, qui effectue en parallèle des démarches pour que ses matières résiduelles soient réutilisées de manière efficace et circulaire par une autre compagnie ou par des organismes.

La distillerie Wabasso continuera de faire découvrir son gin en 2019, notamment à Paris lors d’une mission québécoise au printemps. L’entreprise profitera de sa présence dans la Ville Lumière pour discuter aussi des possibilités d’exporter son produit en France.