Denis Gamache, président-directeur général du Groupe SFP, Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières et Marie-Line Sauvé, commissaire industrielle à IDETR.

Direction France pour trouver du personnel

TROIS-RIVIÈRES — Avec un taux de chômage de 5,6 % et une pénurie de main-d’oeuvre qui frappe de plein fouet plusieurs employeurs, Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDETR) prend les grands moyens et organise une première mission de recrutement international qui aura lieu en France en février 2018. On souhaite que les entreprises participantes, susceptibles de représenter différents secteurs d’activités, puissent dénicher entre 25 et 50 candidats.

L’organisme tiendra d’ailleurs dans ses locaux trois séances d’information pour les entreprises trifluviennes intéressées, soit le 30 novembre, les 5 et 7 décembre, de 8 h 30 à 10 h 30. Les employeurs peuvent s’inscrire via le www.idetr.com/fr/activites.

«Sur le terrain, il y a des entreprises qui doivent ralentir leur production et ne soumissionnent pas sur des contrats internationaux, faute de main-d’œuvre tant spécialisée que non spécialisée. C’est notre développement économique qui en souffre», rapporte le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, évoquant également les besoins d’effectifs dans le secteur de la restauration.

Accompagnant vendredi dernier le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, David Heurtel, dans sa tournée régionale, il a rappelé justement le recours à la main-d’œuvre immigrante comme l’une des solutions. 


«C’est un problème collectif, nous devons trouver des solutions pour pallier cette pénurie»
Yves Lévesque

Pour sa part, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a parlé du faible taux de chômage comme d’un «heureux problème» tout en citant la statistique des 25 000 postes à pourvoir en Mauricie d’ici 2019.

«Déjà, 70 % de nos employeurs disent éprouver des difficultés à recruter de la main-d’œuvre. Il y a une petite entreprise qui a dû refuser un contrat de 1,5 million de dollars. Il y a 200 emplois de programmeurs-analystes qui sont disponibles et une centaine d’autres chez Premier Aviation. C’est un problème collectif, nous devons trouver des solutions pour pallier cette pénurie, d’où cette mission économique pour recruter des gens», a expliqué le premier magistrat.

D’ailleurs, la réalisation du projet est possible grâce à l’aide financière du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (25 000 $) et d’IDE Trois-Rivières (30 000 $), ce qui permettra d’abaisser les coûts du recrutement pour les entreprises. 

Une firme spécialisée en recrutement de travailleurs étrangers, soit le Groupe SFP, accompagnera IDE Trois-Rivières et les entreprises participantes tout au long du processus menant ultimement à l’intégration des nouveaux travailleurs. 

Selon la commissaire industrielle Marie-Line Sauvé, toutes les étapes de recrutement seront assurées: analyse du besoin de l’entreprise, présélection des candidatures, recrutement à l’étranger, processus d’immigration, accueil et intégration du travailleur étranger, renouvellement des permis de travail, etc.

«Il faudrait aussi travailler en amont, identifier les emplois qui sont disponibles en région pour orienter les choix d’études et garder nos jeunes en région», suggère le maire Lévesque.

Or, grâce à l’utilisation du Programme des Travailleurs Étrangers Temporaires du gouvernement canadien, il est possible de recruter des travailleurs étrangers directement dans leur pays d’origine en fonction du profil recherché par l’entreprise en terme de formation et d’expérience. Les critères à respecter font partie des renseignements qui seront transmis lors des séances d’information.