De gauche à droite: Pierre-Michel Auger, député de Champlain, Rémy Gagnon, directeur de l’usine, Guy Durand, directeur général, Lemia Boutekrabt, responsable développement des produits et Guy Simon, maire de Champlain.

Diana Food en plein développement

CHAMPLAIN — L’entreprise Diana Food Canada, qui avait acheté Nutri Canada, il y a deux ans, à Champlain, entend réaliser une étude d’ingénierie qui lui permettra d’élaborer un plan directeur pour les cinq prochaines années. L’entreprise française entend tripler son volume d’ici cinq ans. «On veut aussi mettre en place des standards très exigeants au niveau des bonnes pratiques de fabrication par rapport à des standard pharmaceutiques, indique Guy Durand, directeur général.

L’entreprise veut aussi «gagner en compétitivité, voir les nouvelles technologies, voir les moyens d’améliorer nos processus de fabrication», dit-il.

Diana Food oeuvre dans le secteur agroalimentaire et se spécialise dans quatre catégories principales: les condiments, les produits sucrés, les aliments pour bébés et les produits de santé naturels. Ce dernier segment est d’ailleurs la spécialité de l’usine de Champlain où l’entreprise loge depuis deux ans.

Guy Durand indique que l’Amérique du Nord «est une région stratégique très importante pour Diana Food» qui en est à sa quatrième implantation sur le continent. On veut faire en sorte que la zone Amérique du Nord prenne beaucoup d’essor et devienne la première région en termes de chiffres d’affaires.»

L’implantation de l’entreprise au Québec «permet de renforcer les partenariats qui existaient dans cette entreprise, lorsque nous sommes arrivés, avec les universités, avec les laboratoires et les centres de recherche qui sont très actifs et très coopératifs dans cette région», dit-il.

Le député de Champlain, Pierre-Michel Auger, a annoncé, lundi, une aide financière de 63 535 $ du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie à ce projet évalué à 127 070 $.

Le maire de Champlain, Guy Simon, a annoncé de son côté une aide de 25 000 $ à même le fonds local d’investissement de la MRC des Chenaux. «C’est un investissement qui vise une phase 2 à beaucoup plus long terme. On parle de tripler la production», précise le maire.

À peine installée à Champlain, l’entreprise commence déjà à sentir un peu à l’étroit dans l’usine qui devrait faire éventuellement l’objet d’un agrandissement, indique le directeur général. «Il y aura assurément des évolutions au niveau du bâtiment», dit-il.

L’entreprise espère que le rang Sainte-Marie, à Champlain, fera aussi l’objet d’améliorations prochaines. L’état de cette route, qui mène aussi au lieu d’enfouissement technique de même qu’à l’Observatoire astronomique de Champlain est en effet dans un piteux état. Le maire, Guy Simon, a profité de la conférence de presse pour le rappeler au député Auger.

Diana Food, qui est passée de 22 à 29 employés dans sa division de Champlain, depuis son arrivée, est basée en Bretagne et compte 2000 employés et plusieurs succursales dans le monde.

À Champlain, l’entreprise développe et produit des extraits de petits fruits et de légumes pour ses partenaires d’affaires des domaines agro-alimentaire et pharmaceutique à partir desquels sont produits, par exemple, des suppléments alimentaires et nutraceutiques.

L’entreprise s’intéresse aux petits fruits du Québec à cause de la qualité de la matière première, explique M. Durand. Les petits fruits du Québec seraient en effet plus riches en certains éléments qui leur confèrent notamment des propriétés antioxydantes supérieures.

Diana Food fait de la recherche notamment en collaboration avec le Centre de recherche industrielle du Québec et l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels.