La faillite des deux entreprises a pris de court une centaine d’écoles au Québec, donc deux en Mauricie.

Deux écoles touchées dans la région

Trois-Rivières — Seulement deux écoles de la région sont touchées par la faillite des fabricants de vêtements scolaires Uniformes Sauvé et Maison Piacente annoncée dans les médias lundi.

L’école publique Val-Mauricie de la Commission scolaire de l’Énergie et l’école privée Val-Marie de Trois-Rivières comptaient toutes deux sur ces entreprises pour habiller leurs élèves.

Val-Mauricie a avisé sa clientèle de la situation via Facebook, le 9 février, en publiant le contenu de la lettre de son fournisseur, la Maison Piacente, annonçant la fin de ses activités.

Certains parents se sont inquiétés de savoir si les vêtements déjà achetés continueront de faire l’affaire. L’école assure qu’une «période de transition sera mise en place. Cette période devra être discutée au conseil d’établissement». L’école assure aussi que cette période sera «d’une durée raisonnable pour que cela soit correct pour les parents. Nous comprenons la réalité de notre milieu, nous ne voudrons pas leur ajouter un fardeau financier», a précisé la direction de l’établissement.

La Commission scolaire de l’Énergie indique que «les parents se procurent généralement les vêtements nécessaires avant le début de l’année scolaire. Il y a donc peu de demandes en cours d’année. Toutefois, si des besoins particuliers se présentent, ils peuvent utiliser les services de la friperie de l’école», précise Renée Jobin, coordonnatrice aux communications. «Certains articles semblables pourront exceptionnellement être achetés dans des boutiques de la région en cette période de transition», ajoute-t-elle.

Dans la Commission scolaire de l’Énergie, Val-Mauricie est la seule école à avoir adopté l’uniforme.

Les écoles privées de la région, à l’exception de Val-Marie, ne faisaient pas affaire avec Sauvé ou Piacente. Leur choix s’était plutôt porté vers les entreprises Modécole, Souris Mini, Top Marks et Vêtements Flip Design.

La directrice de l’école privée Val-Marie, Carla Cholet, a indiqué que son école «va se tourner vers une autre compagnie. Il y a des inventaires à acheter. C’est sûr qu’il y a d’autres compagnies d’uniformes scolaires qui vont essayer d’acheter les inventaires d’Uniformes Sauvé. À la suite de ces achats, on verra ce que ces compagnies ont à nous offrir. Pour l’instant, je n’ai pas besoin de vêtements. J’attends la suite des événements avec une compagnie plus stable et peut-être un petit peu plus de notoriété et d’expérience», dit-elle.

Du côté des écoles de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, la faillite de Sauvé et Piacente ne touche aucun établissement. Ils sont d’ailleurs très peu nombreux à avoir adopté l’uniforme, même partiel. L’école Chavigny est la seule du territoire à avoir adopté l’uniforme complet en 2016. Les écoles primaires de Louiseville et de Pointe-du-Lac ont opté pour l’uniformisation du haut seulement. «D’autres écoles demandent par exemple un pantalon bleu avec chandail blanc, mais le parent peut l’acheter au magasin de son choix», précise la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose. Ces trois écoles font affaire avec le fournisseur Flip Design.

Du côté de la Commission scolaire de la Riveraine, on nous indique qu’aucune école n’a adopté l’uniforme et c’est la même chose du côté de la Commission scolaire anglophone Central Québec.