Dans l’ordre habituel, on retrouve Carole Chevalier, présidente de la Caisse Desjardins de l’Est de Trois-Rivières, Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Mario De Tilly, directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières, et Annie Villemure, présidente du conseil d’administration du Cégep de Trois-Rivières.

Desjardins investit 600 000 dollars

TROIS-RIVIÈRES — Desjardins investira 600 000 dollars en appui à deux projets porteurs pour Trois-Rivières. C’est le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, qui en a fait l’annonce mardi en compagnie de la présidente de la Caisse Desjardins de l’Est de Trois-Rivières, Carole Chevalier.

Une somme de 500 000 dollars permettra à la Zone entrepreneuriale du Cégep de Trois-Rivières de bonifier l’accompagnement des entrepreneurs tandis qu’un montant de 100 000 dollars servira à l’accélérateur d’entreprises mis en place par Innovation et Développement économique Trois-Rivières.

Cette enveloppe provient du Fonds de 100 millions de dollars créé en 2016 par Desjardins. Ce levier financier permet au Mouvement de valoriser la distinction coopérative et de renforcer son rôle de leader socioéconomique afin, notamment, de soutenir des projets porteurs pour ses membres, les collectivités et les régions. Jusqu’à présent, pas moins de 41 millions de dollars ont été injectés pour 201 projets autorisés.

«Chez Desjardins, nous avons à coeur d’enrichir la vie des personnes et des collectivités. C’est ce qui nous a motivés à créer ce Fonds de 100 millions de dollars pour soutenir des projets structurants dans toutes les régions du Québec et de l’Ontario. Nous pouvons compter sur les dirigeants et les directeurs généraux des caisses pour exercer leur leadership quant aux choix et aux décisions liés à ces projets dans leur région», a indiqué M. Cormier.

Dans le premier cas, le projet «entrepreneurs propulsés» permettra à la Zone entrepreneuriale du Cégep de Trois-Rivières d’ajouter un volet de soutien à la croissance accélérée des entreprises, principalement pour celles qui comptent de trois à cinq ans d’existence selon la méthode Gazelles «international coaches».

L’accompagnement des entrepreneurs comprend des ateliers de groupes d’entrepreneurs pour un cumul de 12 heures d’atelier de groupe et de quatre heures de coaching personnalisé, une cohorte de codéveloppement dans différents secteurs d’activités et un accompagnement pour le mentorat, dont un jumelage avec un mentor d’expérience de la cellule de mentorat du Réseau M.

Dans le second cas, la contribution de Desjardins favorisera l’implantation d’un accélérateur d’entreprises qui, dit-on, sera la pierre angulaire du nouveau district entrepreneurial innovant, l’Open Trois-Rivières.

«Nous sommes fiers d’annoncer notre soutien financier à ces deux projets tournés vers nos enjeux locaux de développement économique qui favoriseront l’entrepreneuriat et la création d’emplois à Trois-Rivières», a déclaré Carole Chevalier, au nom des trois caisses de la ville.

Si le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, a profité de l’occasion pour annoncer l’intégration de la Zone entrepreneuriale à l’intérieur de l’accélérateur d’entreprises, la présidente du conseil d’administration du Cégep de Trois-Rivières, Annie Villemure, a parlé d’un objectif de 220 participants et de 125 emplois en trois ans.

En entrevue au Nouvelliste, Guy Cormier a confié que l’idée d’un tel Fonds avait germé alors qu’il ambitionnait de se lancer à la présidence du Mouvement Desjardins à l’automne 2015.

«Je me disais comment Desjardins pouvait jouer un leadership socioéconomique encore plus important. J’avais pris le temps de voir ce qui se passe à travers la province. Et les gens avaient différents besoins en entrepreneurship, au niveau de l’éducation et de la santé. Parfois, c’était des enjeux sociaux. Les gens avaient des idées, des projets, mais parfois, il manquait de financement ou un peu de structure derrière ça», décrit-il.

«Au cours des années 2017-2018-2019, Desjardins va injecter 30 à 35 millions par année dans des projets qui sont choisis et sélectionnés par les gens du milieu. Ce sont nos présidents de caisses et nos directeurs généraux qui choisissent les projets porteurs parce que la réalité au Bas-Saint-Laurent, en Abitibi, en Mauricie, à Joliette n’est pas la même. Il n’y a rien comme les gens du terrain pour savoir ce qu’il y a comme problèmes à régler. Et nous Desjardins, on est très fier avec notre leadership d’accompagner ces projets-là et de les mettre de l’avant», a conclu le grand patron.