Le marché champêtre de Saint-Narcisse fait partie des marchés publics ouverts dans la région.
Le marché champêtre de Saint-Narcisse fait partie des marchés publics ouverts dans la région.

Des ventes de 2000 $ par semaine au marché virtuel de Maskinongé

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
YAMACHICHE — Le marché public virtuel de la MRC de Maskinongé réussit à atteindre des ventes hebdomadaires d’environ 2000 $ depuis son lancement à la fin juin.

Le marché public en ligne de la Coopérative des marchés publics de la MRC de Maskinongé a été mis en place pour permettre aux producteurs d’avoir une autre façon de vendre leurs produits en cet été de COVID-19. La coop a mis sur la glace l’organisation des marchés publics de Yamachiche et de Saint-Élie-de-Caxton pour l’année 2020 en raison des règles sanitaires imposées par le gouvernement pour la tenue de telles activités.

Depuis le début de cette nouvelle façon d’acheter fruits, légumes, viandes et autres produits, l’équipe du marché virtuel reçoit une trentaine de commandes par semaine. En moyenne, la valeur de chaque commande tourne autour de 65 $, ce qui représente un bon montant, selon Nicolas Gauthier.

«C’est quand même intéressant. C’est variable d’un producteur à l’autre. Pour moi, les ventes sont très bonnes. Je fais environ 400 $ par semaine par le marché virtuel. C’est plein de bons espoirs», commente le propriétaire de la ferme le Rieur sanglier de Yamachiche et le nouveau président de la Coop des marchés publics de la MRC de Maskinongé.

Une vingtaine d’entreprises offrent leurs produits sur la boutique Panier local Maski. La récente constitution d’une coopérative de solidarité à branches pour le marché virtuel amènera l’organisation à recruter des producteurs et à s’ajuster à la demande. De plus, un camion réfrigéré sera acquis au cours des prochaines semaines afin de faciliter la livraison à la grandeur du territoire de la MRC de Maskinongé.

Nicolas Gauthier

«Il nous reste à acquérir le camion et à engager quelqu’un pour la livraison. On a des clients fidèles, mais on veut monter à 75 paniers par semaine d’ici la rentrée scolaire», ajoute M. Gauthier.

Semaine des marchés publics

Les marchés publics de Yamachiche et de Saint-Élie font relâche en 2020, mais la Mauricie et le Centre-du-Québec offrent des marchés publics durant la belle saison. Les clients qui fréquentent ces lieux ont l’occasion d’acheter des produits locaux, une initiative à adopter 12 mois par année, selon l’Association des marchés publics du Québec.

Cette association a lancé, jeudi, la Semaine québécoise des marchés publics. La période est idéale pour acheter des produits en quantité, à les cuisiner et à les transformer pour les conserver durant longtemps.

«Avec l’intérêt renouvelé des Québécois pour l’achat local, la Semaine québécoise des marchés publics offre une occasion unique de profiter de la qualité des produits d’ici, de discuter avec les producteurs et de participer à la vitalité de nos régions», a déclaré par voie de communiqué Ghislain Gervais, président de Sollio Groupe Coopératif.

Ce groupe présente la Semaine des marchés publics en partenariat avec l’Union des producteurs agricoles et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Le Québec compte 131 marchés publics. Les gens de la région peuvent fréquenter le marché public de Shawinigan, le marché Godefroy de Bécancour, le marché public du Musée Pop de Trois-Rivières, le marché champêtre de Saint-Narcisse et le marché public de Kapibouska à Saint-Tite.

La programmation de la Semaine québécoise des marchés publics est accessible au www.ampq.ca.