Léa Milot, Macha Bédard, Shelly Fortier, Maélie Bacon et Miryam Houle sont les élèves de l’école secondaire Paul-Le Jeune qui ont reçu le premier prix avec le projet Vélo-Smooth. Elles sont très fières d’avoir reçu une bourse de 1000 $ de la fondation des Caisses Desjardins.

Des jeunes à la fibre entrepreneuriale

SAINT-TITE — Depuis plusieurs mois, des élèves de l’école secondaire Paul-Le Jeune ont fait preuve de créativité en créant leur propre entreprise. Ce n’est pas moins de 50 jeunes de différents niveaux qui ont mis sur pied une dizaine d’entreprises-étudiants.

En septembre, les enseignants ont expliqué aux élèves leurs idées de projets selon plusieurs domaines, soit l’alimentation, l’environnement, la récupération, etc.

Les élèves se sont ensuite inscrits dans un ou plusieurs domaines.

À la suite d’un consensus, sept projets ont vu le jour soit Pépinière Paul-Le Jeune, Écobois, À fleur de pots, Bureau-Antique Magique, S.O.S Chauve-Souris, Vélo-Smooth et Les tricoteuses de PLJ.

«Nous sommes très fiers aujourd’hui de vous présenter les divers projets entrepreneuriaux des élèves de l’école Paul-Le Jeune. Les membres des diverses entreprises travaillent tous très fort depuis plusieurs mois déjà dans leurs projets. C’est également à force d’essais-erreurs qu’ils développent leurs qualités entrepreneuriales et apprennent à devenir les adultes de demain», précise Marie-Josée Lepage, directrice adjointe responsable de l’entrepreneuriat à l’école Paul-Le Jeune.

Les projets
Le projet Pépinière Paul-Le Jeune consistait à faire du vermicompostage, un procédé qui transforme le fumier ou les déchets organiques par des vers. Cette terre très riche est ensuite mise dans des pots faits en origami avec du papier journal par les élèves afin d’y recevoir les plantes. Le produit de leurs efforts sera en vente en juin. Ce sont dix jeunes de la classe d’adaptation scolaire qui ont accompli ce projet.

Du côté de l’Écobois, la réputation n’est plus à faire puisque ce projet revient pour la deuxième année consécutive. Ils ont décidé de transformer des billots de bois afin de confectionner des sous-verres et des bougeoirs. Il faut souligner que pour chaque paquet de sous-verre vendu, une carte-cadeau de la pharmacie Proxim d’une valeur de 35 $ sera remise à une famille dans le besoin de la MRC de Mékinac.

L’entreprise À fleur de pots a pour but de concevoir des pots à fleurs originaux, de les garnir de plantes grasses ou de cactus pour finalement en faire la vente.

Des jeunes de 2e secondaire ont constaté que certains élèves oublient des articles scolaires ou n’ont tout simplement pas les moyens de s’en procurer. Ils ont donc pris l’initiative de créer le Bureau-Antique Magique. Les cinq instigatrices de ce projet ont décidé de contrer cette problématique en offrant gratuitement des articles scolaires aux élèves. Elles ont transformé un bureau afin de récupérer des articles scolaires.

Les cinq actionnaires de S.O.S Chauve-Souris ont conçu deux modèles de nichoirs qui favorisent la présence de chauves-souris. «C’est un projet écologique et environnemental qui aura des répercussions positives dans la région», explique Maya Lavoie, élève de l’école Paul-Le Jeune et présidente du projet S.O.S Chauve-Souris.

Vélo-Smooth est une entreprise qui permet de développer de saines habitudes de vie. Cinq entrepreneures ont récupéré un vélo abandonné lors du Festival westen de Saint-Tite. Elles ont décidé d’en faire un vélo stationnaire connecté à un mélangeur afin d’y créer des smoothies.

La dernière entreprise est celle des tricoteuses de PLJ. Un regroupement d’élèves ont décidé de créer des foulards, passe-montagnes, bandeaux. «Imaginatives et créatives, les membres de ce projet prévoient remettre des foulards aux plus démunis», précise Kariane St-Arneault, agente de développement de projets et à l’entrepreneuriat.

Il faut souligner que le Vélo-Smooth a reçu 1000$ de la fondation des Caisses Desjardins grâce à son projet innovateur.

Tout au long du processus, les jeunes entrepreneurs ont pu compter sur le soutien de plusieurs membres du personnel de l’école, de nombreux partenaires ainsi qu’une intervenante de Carrefour Emploi Mékinac afin d’appuyer les jeunes dans ce processus. «Je suis fier de dire que l’entrepreneuriat fait partie des valeurs de l’école, c’est une nouvelle couleur. J’ai trouvé dans l’entrepreunariat un domaine où il y a de la vie. Les jeunes sont en action le matin, le midi, le soir et même pendant les journées pédagogiques. C’est un projet très valorisant pour les élèves», affirme Denis Bourassa, enseignant en mathématiques.