Une douzaine d’entrepreneurs issus de l’immigration ont été sélectionnés par le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) pour prendre part à une journée de découverte à Trois-Rivières.

Des immigrants investisseurs lorgnent Trois-Rivières

Trois-Rivières — La grande région de Trois-Rivières regorge d’occasions d’affaires pour quiconque souhaite les saisir. Jeudi, une douzaine d’entrepreneurs montréalais issus de l’immigration et intéressés à investir dans les régions ont visité des entreprises de Trois-Rivières en plus de rencontrer des intervenants d’organismes de développement économique. Pour le milieu économique de Trois-Rivières, il s’agissait d’une belle occasion d’attirer des entrepreneurs et investisseurs.

Cette journée de découverte du programme Entreprendre en région organisée par le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) proposait à douze entrepreneurs issus de l’immigration de découvrir la région de Trois-Rivières, mais surtout son potentiel d’investissements. Les participants, dont la majorité est établie au Québec depuis plusieurs années, ont visité des entreprises de Trois-Rivières fondées par des entrepreneurs immigrants pour qu’ils puissent témoigner de leurs expériences. Trois-Rivières est la deuxième ville choisie pour la visite de cette délégation, après Sherbrooke.

«Il y a des opportunités ailleurs qu’à Montréal. Un entrepreneur cherche des opportunités où elles sont», affirme d’emblée Monsef Derraji, le président-directeur général du RJCCQ.

«L’opportunité, elle est là. Et pas juste pour entreprendre, mais aussi pour reprendre des entreprises. Au cours des prochaines années, il va y avoir de plus en plus d’entreprises qui vont chercher de la relève, qui cherchent soit des investisseurs, soit de nouveaux actionnaires ou des repreneurs. Nos visites des régions s’inscrivent dans cette mouvance.»

Monsef Derraji, le président-directeur général du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ).

Stanley Victor était un des participants de cette tournée trifluvienne. Au Québec depuis qu’il a l’âge de huit ans, il est notamment propriétaire du Pavillon Blainville, une résidence pour personnes âgées de Trois-Rivières, ainsi que de la résidence La Barcelone de Shawinigan pour personnes vivant avec des problèmes de santé mentale. «J’ai accompagné ces gens pour leur dire que c’est possible d’investir dans la région. C’est une région très accueillante et il y a un écosystème entrepreneurial très développé», témoigne M. Victor. «Je n’ai jamais eu de misère à trouver de la main-d’œuvre qualifiée dans la région. Je suis très heureux de contribuer à l’économie d’ici.»

Andrew Fang habite Montréal depuis 20 ans et œuvre dans le domaine du paiement mobile pour les Chinois arrivant au Canada ainsi que pour le tourisme. Ce Chinois d’origine soutient que le côté abordable de l’immobilier dans une région comme Trois-Rivières est très intéressant. «Montréal est en train de devenir comme Toronto», note-t-il. «Et nous voulons faire découvrir les différents endroits du Québec aux touristes chinois.»

À ce titre, M. Fang avoue qu’il avait l’habitude de passer son chemin lorsqu’il emprunte l’autoroute 40. «J’ai maintenant découvert le centre-ville. C’est une belle découverte», soutient-il.

Les participants rencontrés par Le Nouvelliste n’avaient que de bons mots pour Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières. D’ailleurs, ils ont eu droit à une présentation de Mario De Tilly, le directeur général de l’organisme de développement économique. «Je suis sérieusement très impressionné par la qualité du service d’IDE. C’est unique en son genre», estime M. Derraji.

Les infrastructures et institutions de Trois-Rivières sont des atouts indéniables qui permettent d’attirer des investisseurs ou des entrepreneurs. Après tout, Trois-Rivières possède un port, un aéroport, une université, deux collèges ainsi qu’un réseau autoroutier permettant de se rendre rapidement à Montréal ou Québec. «On retrouve aussi à Trois-Rivières une Ville qui met les outils pour faciliter les entrepreneurs. Je pense que c’est les conditions nécessaires pour un écosystème entrepreneurial performant», note Monsef Derraji. «Trois-Rivières a maintenant les éléments nécessaires pour avoir des immigrants entrepreneurs ou issus de la diversité.»

Pour IDE Trois-Rivières, cette journée offrait l’occasion de faire valoir les attraits économiques de la région et les services d’accompagnement offerts aux entrepreneurs. «Nous avons la passion du développement économique et nous sommes très ouverts à l’accueil d’entrepreneurs, peu importe d’où ils proviennent», estime Marie-Line Sauvé commissaire industrielle à IDE Trois-Rivières. «Dès que le Regroupement des jeunes chambres de commerce nous a approchés, nous leur avons tout de suite dit de venir nous voir. Et ils ont effectivement trouvé qu’à Trois-Rivières, le milieu était très accueillant.»