Les associés Nathalie Lampron et Alexandre Gauthier au centre, entourés d’Emmanuelle Labarre à gauche et Tommy Rodrigue à droite.
Les associés Nathalie Lampron et Alexandre Gauthier au centre, entourés d’Emmanuelle Labarre à gauche et Tommy Rodrigue à droite.

Des entreprises en expansion... en pleine pandémie!

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste

Madison Solutions Web

Si la crise sanitaire est difficile à traverser pour plusieurs, ce n’est pas le cas de Madison Solutions Web, une entreprise de marketing web située à Champlain.

Ses ventes ont même doublé par rapport à 2019, tout comme l’équipe qui est passée à quatre personnes.

En effet, les deux propriétaires, Nathalie Lampron et Alexandre Gauthier, ont embauché deux designers web qui partagent leur approche humaine auprès de la clientèle.

Alors que tous étaient sur le qui-vive au début de la pandémie, Madison Solutions Web a rapidement sensibilisé ses clients à l’importance d’être présent sur le web, en particulier lorsqu’il leur est impossible de recevoir les gens en boutique. Ainsi, l’entreprise a développé, via ses sites web, de nombreux outils de vente et marketing adaptés aux besoins de chacun. Pour plusieurs, la solution fut la mise en place de boutique ou de catalogue en ligne.

Touchant plus particulièrement les acteurs du secteur touristique et les commerces à portée locale, «Madison Solutions Web est fière d’avoir contribué au maintien des services, voire au succès de ses clients en ces temps particuliers», déclare le couple.

«Lorsqu’on vend l’un de nos services à un nouveau client, on dit qu’on part en voyage. Parce qu’une fois que vous nous avez confié un mandat, on vous embarque avec nous et on ne vous lâche pas. Vous pouvez être assuré que nous serons là pour vous, pour vous accompagner, et ce, beau temps, mauvais temps » explique Nathalie Lampron, stratège marketing et associée.

Celle-ci reconnaît que les campagnes de sensibilisation à l’achat local ont également contribué au succès de l’entreprise au cours des derniers mois.

Madison Solutions Web se spécialise dans la conception de sites web personnalisés et la mise en place de stratégies de marketing numériques pour aider les entreprises à mieux rejoindre leur clientèle, générer des prospects et augmenter leurs ventes.

20 points de service pour CLIC

Si la période de la COVID-19 a ralenti plusieurs secteurs d’activités, l’école de langues CLIC, le réseau linguistique, tire très bien son épingle du jeu puisque l’entreprise connaît une expansion fulgurante.

Depuis le début de la pandémie, peu d’entreprises peuvent se vanter d’avoir le vent dans les voiles. Or, chez CLIC, depuis le tout début de 2020, une quinzaine de points de service situés aux quatre coins du Québec ont ouvert leurs portes et maintenant cinq nouveaux franchisés se sont joints à l’équipe.

Le président-directeur général de CLIC, le réseau linguistique, Joël Gallant.

En plus du siège social de Trois-Rivières, qui dessert les clients de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de Rimouski, le réseau CLIC peut compter sur une équipe de franchisés situés en Montérégie, à Montréal, sur la Couronne Nord de Montréal, à Sherbrooke et à Québec. Les six franchises du réseau CLIC proposent 20 points de service à leur clientèle afin d’offrir une offre personnalisée partout dans la province.

École de langues reconnue par le gouvernement du Québec, CLIC se démarque par la création de 40 emplois depuis le début de 2020, et d’autres devraient s’ajouter dans les prochains mois. Quant à l’offre de services de l’entreprise, elle a été bonifiée.

«Nous avons adapté notre offre de services afin de proposer une gamme complète de cours de langues 100% en ligne», souligne le président-directeur général de CLIC, le réseau linguistique, Joël Gallant.

Et ce virage vers le «complètement virtuel» fut d’autant plus profitable qu’il a coïncidé avec la mise en place du programme PACME qui soutenait financièrement des formations.

«Nous avons l’habitude de recevoir des clients dans nos différents bureaux ou que nos professeurs de langues se rendent en entreprises former les employés. Nous avons dû rapidement adapter nos façons de faire en raison de la COVID-19 et tous les cours sont maintenant disponibles en ligne. En plus, il s’agit de cours interactifs. Au même titre que les cours en présentiel, les gens peuvent interagir avec nos professeurs de langues et poser des questions en direct», explique-t-il.

Celui-ci souligne que l’apprentissage des langues est un enjeu important pour plusieurs entreprises. Ainsi, dit-il, le virage technologique et la croissance de CLIC partout au Québec vont permettre de desservir les entreprises de partout en province et de répondre au besoin de formation sans cesse grandissant.

«CLIC, le réseau linguistique, a déjoué la période de la COVID-19 et a réussi ce que bien peu d’entreprises sont arrivées à faire dans les derniers mois: réduire au maximum l’impact de la pandémie sur ses activités, poursuivre une croissance soutenue, développer de nouveaux marchés et adapter son offre de services afin d’encore mieux servir sa clientèle. On a connu notre plus grosse année», fait-il valoir fièrement.

Fondé en 1978 par Lynn Charpentier, le Centre de Langues Internationales Charpentier (CLIC) a développé une méthodologie d’enseignement qui lui est propre et qui fait sa renommée depuis près de 40 ans. La réussite de l’entreprise tient avant tout sur la qualité des services offerts et la diversité de ceux-ci.

Bien plus qu’une école de langues, CLIC propose également un éventail de services allant de la francisation au service d’interprète, en passant par la traduction simultanée. CLIC regroupe plus de 300 professionnels en 20 points de services au Québec.

10e succursale pour Le Barbu Sportif

Il y a moins de cinq ans, Le Barbu Sportif ouvrait ses portes sur la rue Notre-Dame, au centre-ville de Trois-Rivières. Voilà qu’en 2020, en pleine pandémie, la fondatrice Marjorie Landry vient d’ouvrir une dixième succursale... à Trois-Rivières, au 1400, rue Aubuchon.

«Comptant huit chaises de barbier pour adultes et trois pour enfants, une salle d’esthétique pour hommes seulement et une superficie de 2000 pieds carrés, c’est à ce jour le plus grand des Barbu Sportif», se plaît-elle à annoncer.

Le Barbu Sportif est déjà présent à Shawinigan, mais aussi à Drummondville, Joliette, Saint-Sauveur, Repentigny, Terrebonne, Longueuil et Sorel. «Deux autres ouvertures sont prévues d’ici la fin de l’année, une à Mirabel et une autre à Victoriaville, et les deux sont en construction», confirme Mme Landry.

Les copropriétaires du Barbu Sportif, Marjorie Landry et Chloe Houde Limoges.

Celle-ci n’est pas peu fière qu’une entreprise de Trois-Rivières soit devenue «la plus grosse chaîne de barbiers au Québec». «C’est la Cage aux sports des salons de barbier, avec beaucoup de télés, de sports. Le décor est masculin et c’est vraiment spécialisé», indique celle qui offre, comme «services d’esthétique pour mâles», entre autres, l’épilation à la cire et les faciales express.

Pourquoi une deuxième succursale à Trois-Rivières? «Le problème de stationnement qu’on avait au centre-ville nous a obligés à ouvrir un autre salon. On ne pouvait pas risquer de perdre nos clients parce que c’était trop compliqué de stationner. Avec les stationnements qui ne bougeaient pas cet été, on a perdu quand même beaucoup de ventes. Et en raison de notre succès, le salon était rendu trop petit pour le nombre de barbiers avec les lois du deux mètres», justifie-t-elle.

Bref, «c’est après avoir survécu à une première vague de COVID-19 et avoir été assez chanceuses de pouvoir rouvrir toutes les succursales que nous avons décidé d’en ouvrir une deuxième à Trois-Rivières pour aider aux mesures de distanciation et pouvoir offrir plus de places de stationnement à nos clients».

D’ailleurs, Mme Landry dit apprécier l’environnement d’affaires de Trois-Rivières où, dit-elle, «c’est facile de bâtir quelque chose et il n’y a pas dix millions de permis et de taxes comme à Montréal ou à Québec».

«On a deux choix dans ce genre de crise, soit que tu fonces et que tu pousses à 100 % ta machine, soit que tu attends, mais tu vas perdre des plumes. C’est le temps de signer des baux présentement. Il n’y a pas tant d’entreprises qui cherchent des locaux. On saisit l’opportunité», confie-t-elle.

Et si la réouverture de ses salons était tant attendue par la clientèle lors de la pause pandémique, c’est que «la vie va mieux quand on a des beaux cheveux».

Les affaires ne dérougissent pas chez Viandes Rheintal

«Ça va super bien. Nos commandes en ligne, ça pleut, ça augmente de plus en plus. On offre la livraison à domicile. Notre propre livreur ne fournit plus, donc, on fait affaire avec Dicom qui livre les commandes entre 24 et 48 heures. Je faisais déjà la livraison avant, mais ça a énormément augmenté.» Voilà le témoignage de la propriétaire de Viandes Rheintal, dans le secteur Saint-Grégoire, à Bécancour, Guylaine Buecheli.

Selon elle, les gens prennent plus le temps de chercher des produits locaux de qualité et ils se renseignent davantage. «Les habitudes de consommation changent, les gens veulent moins sortir aussi», observe-t-elle.

«Ce que la pandémie a amené, j’ai refait faire mon site web, j’ai une toute nouvelle plateforme web avec le paiement en ligne, ce que je n’offrais pas avant», signale l’entrepreneure.

Rheintal est un transformateur de viandes et charcuteries biologiques québécoises s’approvisionnant auprès des bio producteurs qui utilisent des méthodes d’élevage s’harmonisant avec l’environnement et le bien-être animal.

«On a développé deux nouveaux produits à base de plante pendant la pandémie. On n’a pas eu le temps d’en faire la promotion, mais ce sont des galettes et des saucisses qui se vendent très bien», fait-elle savoir.

Également depuis ces derniers mois pandémiques, Mme Buecheli s’affaire à implanter un logiciel de gestion intégrée «qui va optimiser nos ressources à l’interne».

La propriétaire de Viandes Rheintal, Guylaine Buecheli.

«On vient de recevoir une bonne note de 97 % de l’HACCP qui est un système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise, une certification à l’interne pour assurer la sécurité alimentaire dans le processus de transformation», a-t-elle conclu avec fierté.