Jérémy Vincent Maxime Bellemare, copropriétaires de la chaîne KRWN, dans leur succursale de la rue Saint-Joseph, dans Saint-Roch.
Jérémy Vincent Maxime Bellemare, copropriétaires de la chaîne KRWN, dans leur succursale de la rue Saint-Joseph, dans Saint-Roch.

Des coupes de cheveux gratuites pour les travailleurs de la santé chez KRWN

Les barbiers de KRWN sont impatients d’accueillir leurs clients, la réouverture des salons de coiffure se faisait attendre. Mais avant toute chose, ils doivent respecter leur promesse... Celle de servir les travailleurs de la santé d’abord, gratuitement. 

Toute la journée de lundi sera consacrée aux travailleurs du domaine de la santé, toutes les succursales de la chaîne KRWN Studio hors de Montréal sont dans le coup.

«L’idée, on l’a depuis un moment. On s’est dit que c’est ce qu’on voulait faire pour donner notre part dans la crise. On a beaucoup de respect pour eux et c’était clair que c’était les premiers qu’on allait gâter», explique le fondateur et copropriétaire de KRWN, Maxime Bellemare. 

L’idée a assurément plu à tous les messieurs infirmiers, préposés ou médecins de la région. Les plages horaires se sont rapidement remplies dans les succursales de Saint-Roch, Sainte-Foy, Saint-Romuald et Saint-Gorges, même dans celle de Trois-Rivières. Il reste encore quelques places pour ceux qui appelleront lundi, à la dernière minute. 

Aucune arnaque n’était permise... L’équipe a vérifié le travail de tous les clients (les habitués comme les nouveaux) pour que cette journée soit entièrement réservée aux travailleurs de première ligne. Les autres clients de KRNW pouvaient donc commencer à réserver leur place à partir du 2 juin. 

«Une quinzaine de personnes se sont essayées... Mais notre clientèle comprend notre geste, ils savent qu’on a toujours été très impliqués dans notre communauté. On a aussi la réputation de dire notre façon de penser, on défend nos valeurs», ajoute Maxime Bellemare. 

Plusieurs travailleurs du domaine de la santé ont remercié les salons de barbier pour leur geste, certains se sont montrés très émotifs lors de la prise de rendez-vous, reconnaissants pour la belle attention.  

«C’est clair que c’est difficile pour nous, la situation est critique, c’était le temps qu’on ouvre en dehors de Montréal du moins. Mais c’était aussi important de tenir notre promesse. Ces gens-là n’ont pas arrêté du tout, malgré les risques. Ils ont soigné nos familles. On trouve important d’assumer les coûts pour cette journée-là, c’est sur le dos des barbiers et de la compagnie.»

Maxime Bellemare parle de ses collègues comme une grande famille, tout le monde voulait «embarquer» dans l’idée et donner de leur temps. Dès le 2 juin, ils seront de retour pour accueillir tout le monde et prêts à remonter la pente. Les réservations en ligne sont lancées depuis moins d’une semaine, et les plages horaires sont comblées jusqu’à la fin du mois de juillet. L'achalandage ressemble à la période de Noël.