Des appareils Boeing 737 MAX comme celui-ci sont présentement entreposés à l’aéroport de Trois-Rivières.

Des Boeing 737 MAX entreposés à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — L’aéroport de Trois-Rivières hébergera quelques-uns des Boeing 737 MAX de la flotte d’Air Canada, ces appareils interdits de vol par plusieurs pays, dont le Canada.

Deux appareils sont arrivés vendredi, en début d’après-midi. L’aéroport leur a réservé une section asphaltée, à la demande d‘AAR (anciennement Premier Aviation) qui prend en charge l’entretien d’une partie de la flotte d’Air Canada.

«C’est Air Canada qui a fait la demande à AAR et cette dernière nous a transmis cette demande, explique Pierre-Luc Clément, directeur des opérations aéroportuaires d’IDE Trois-Rivières. Il se pourrait qu’on en accueille d’autres, mais combien, je n’en ai aucune idée.»

M. Clément estime que l’aéroport de Trois-Rivières a la capacité d’héberger de 10 à 15 de ces appareils, sans que cela perturbe les activités de l’aéroport et des entreprises qui y sont installées. «C’est normal, si les avions ne peuvent pas voler, de les entreposer, explique-t-il. Ce n’est pas fréquent, mais c’est quelque chose qui peut arriver. On fait avec, on a mis en place un plan de gestion de crise.»

Le directeur de l’aéroport ignore combien de temps les 737 MAX resteront à Trois-Rivières.

La flotte d’Air Canada, composée de 400 avions, compte 24 appareils de ce type.

Rappelons que les Boeing 737 MAX ont été interdits de vol dans de nombreux pays à travers le monde, à la suite de l’écrasement de l’un d’entre eux en Éthiopie, dimanche dernier. Le Canada a décidé de les interdire dans son espace aérien mercredi, peu de temps avant que les États-Unis le fassent également.

L’écrasement survenu en Éthiopie a fait 157 morts, dont 18 Canadiens. Les boîtes noires de l’appareil ont été récupérées et une enquête a été ouverte pour tenter de faire la lumière sur les causes de cette tragédie. Des experts ont toutefois relevé des similitudes entre l’écrasement de dimanche dernier et celui d’un autre Boeing 737 MAX, en octobre dernier, qui avait fait 189 morts, en Indonésie. L’appareil s’était abîmé en plaine mer quelques minutes après avoir décollé.