La propriétaire de Zoothérapie Becs & Museaux, Rachel Noël.

Des animaux au service des gens

TROIS-RIVIÈRES — D’un côté, cette volonté d’aider les gens, de l’autre, cet amour des animaux. À la croisée des chemins dans sa vie professionnelle, Rachel Noël aura réussi à concilier ses deux passions en créant son entreprise, Zoothérapie Becs & Museaux.

Après ses études en administration des affaires et en gestion des ressources humaines, la femme originaire de Cap-de-la-Madeleine aura travaillé pendant 18 ans dans le domaine bancaire.

«Dans les dernières années, ma fonction avait changé, les orientations, le côté humain de mon travail avait disparu. Moi, la fille des ressources humaines j'étais perdue. Je ne me retrouvais plus dans ce travail devenu cartésien, procédurier, sous pression à l’extrême, trop compétitif», raconte l’entrepreneure.

«Après une bonne remise en question, des recherches personnelles, une bonne dose d’introspection, et même de visites chez l’orienteur, j’ai trouvé ma voie. J’ai réalisé que deux choses étaient primordiales pour moi, le contact avec les humains et la présence des animaux. Aider les autres avec l’aide de mes animaux», renchérit-elle.

Celle-ci aura alors entrepris une formation en zoothérapie avant de lancer son entreprise en février 2018, mais non pas sans avoir au préalable étudier le marché. «La mission de Zoothérapie Becs & Museaux est d’offrir un service professionnel de zoothérapie avec respect et empathie afin d’améliorer le mieux-être des personnes rencontrées», explique sa propriétaire.

Membre de la Corporation des Zoothérapeutes du Québec, Rachel Noël travaille présentement avec six animaux partenaires d’intervention: son chien Merlin, ses lapins Grenadine et Pikachu, sa tourterelle rieuse et ses cochons d’Inde.

Zoothérapie Becs & Museaux

2018: année de fondation

6: animaux

50: clientèle en pourcentage (enfants et personnes âgées)

Sa clientèle? Des enfants, dont ceux à besoins particuliers, des personnes âgées autonomes, semi-autonomes et avec pertes cognitives, ainsi que des personnes handicapées.

«L’objectif de l’intervention en zoothérapie est l’amélioration du bien-être psychologique, physique, affectif, cognitif et social selon les besoins de la personne. L’intervenant planifie l’activité de zoothérapie en fonction d’objectifs spécifiques déterminés en collaboration avec l’équipe traitante du client: psychologue, orthothérapeute, physiothérapeute, médecin, la famille, etc.», décrit-elle.

Le client est donc mis en contact avec divers animaux. Il peut les prendre, flatter, peigner, nourrir, développant ainsi une relation spéciale avec les animaux. «Prendre un animal, c’est comme si on se faisait prendre nous-mêmes», soutient celle qui parle des besoins socioaffectifs alors comblés.

Par ailleurs, chez les personnes souffrant d’un déficit de l’attention ou de trouble du comportement, la zoothérapie permet de développer des habiletés sociales, l’empathie et la maîtrise de soi.

«Les personnes avec un trouble du spectre de l’autisme présentent généralement des difficultés dans différentes sphères de leur vie, entre autres au niveau de la communication, des interactions sociales et des comportements. La zoothérapie effectuée à l’aide d’un petit animal permet à la personne autiste d’apprendre à entrer en contact avec les autres. Par de simples caresses, le brossage ou des activités, l’animal permet une réduction du stress, de l’anxiété et de l’irritabilité. De cette façon, nous travaillons non seulement la communication sociale, mais également la motricité globale et fine ainsi que la notion sensorielle», précise Mme Noël.

À son avis, l’animal s’avère être un excellent outil d’intervention avec les personnes handicapées ou atteintes d’une déficience intellectuelle. Il existe de multiples possibilités de stimulation selon l’animal impliqué. Tous les sens sont mis à contribution par le biais de l’exploration du corps de l’animal (l’odorat, l’ouïe, la vue, le toucher).

Outre des ateliers de prévention des morsures, Zoothérapie Becs & Museaux offre la zoo-animation, une activité de groupe adaptée selon la clientèle présente. L’intervenant en zoothérapie présente ses animaux de façon plus ou moins détaillée selon le cas. Des activités sous le thème de l’animal peuvent être pratiquées. Et encore là, les gens sont en contact avec les animaux.

À cela viennent s’ajouter des services exclusifs, soit la désensibilisation aux chiens, pour ceux qui en ont peur, et l’atelier de lecture à l’animal, où l’enfant qui a du mal à lire «ne se fait ni juger ni reprendre».

«J’ai des contrats présentement dans plusieurs résidences de personnes âgées de la région et dans certaines écoles. J’ai cette capacité de m’adapter à toutes les clientèles. Et j’ai comme forces mon expérience de vie et mon professionnalisme», conclut la mère de famille et conseillère en ressources humaines agréé.