Le président du RGACVS, Claude Villemure, avec son équipe. Assis: Patrick Racine (vice-président), Carole-Ann Quessy (administratrice), Roxanne Lacoursière (secrétaire), Geneviève Morin (administratrice). Debout: Martin St-Pierre (administrateur), Félix-Antoine Huard (administrateur), Manon Spénard (trésorière). Absents au moment de la photo: Jean-Mathieu Boisvert et Steve Lessard.

Des administrateurs motivés à la tâche

SHAWINIGAN — Le Regroupement des gens d’affaires du centre-ville de Shawinigan souhaite passer à une nouvelle vitesse. Mercredi matin au Pacini de l’Auberge Gouverneur, le conseil d’administration s’est réuni, des comités ont été formés, de nouvelles idées ont fusé. L’organisme compte bien faire parler de lui pour les bonnes raisons au cours des prochains mois.

Le réveil a sonné lorsque la Fondation de la santé et des services sociaux de l’Énergie a annoncé qu’elle organisait une activité de financement au centre-ville en juin en collaboration avec des commerçants... sans que le RGACVS y soit associé. Claude Villemure a décidé de prendre le taureau par les cornes et un nouveau conseil d’administration a été formé, apportant ainsi un dynamisme qui s’était perdu dans le quotidien de chacun depuis quelques années.

Le nouveau président assure que le RGACVS recommencera à être présent, visible. Il projette l’organisation d’un nouvel événement au centre-ville pour 2020, peut-être un festival de musiciens de rue. Il en a glissé un mot au président et chef de la direction du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, lors de sa dernière visite dans la région. Il rencontre le maire de Shawinigan, Michel Angers, la semaine prochaine pour savoir comment son idée sera accueillie. «J’écoutais la conférence de Daniel Lamarre et il commence à dire de croire en nous, que rien n’est impossible, qu’il faut foncer», raconte-t-il. «J’ai écouté ses conseils! Je lui ai dit qu’on avait besoin de lui. On aimerait finir notre festival avec une parade et ce serait bien que le Cirque du Soleil y participe. Ça attirerait du monde. Il m’a demandé de lui monter un projet.»

Pour le reste, le RGACVS poursuivra l’organisation des activités habituelles, en partenariat avec diverses organisations. Par exemple, la Soirée des brasseurs, le Tribal Fest, le feu d’artifice de la Cité de l’énergie, l’Halloween, les mercredis dansants et le jeudi des bolides, sans oublier les spectacles de Culture Shawinigan le vendredi. Comme quoi il existe quand même une bonne base pour travailler. Patrick Racine, vice-président du RGACVS, souligne d’ailleurs que les danses en ligne sont organisées avec la collaboration du Château Bellevue, qui n’a même pas encore ouvert ses portes!

Implication

M. Villemure connaît suffisamment sa nouvelle équipe pour savoir que les gens ne se montreront pas uniquement pour la photo. «Lors de mes rencontres, ce qui était clair, c’était qu’il fallait un temps d’implication», raconte-t-il. «Les administrateurs devaient aussi prendre des tâches. Plein de bonnes personnes se sont retrouvées dans l’association. Parfois, certains disaient qu’il n’y avait personne, alors ils allaient s’impliquer. Mais dans le fond, ils n’avaient pas le temps.»

En quoi la situation des nouveaux administrateurs sera si différente? Des gens tous occupés dans leur entreprise, tiraillés entre leur succès en affaires et leur vie familiale. «Je connais pas mal tout le monde», rassure M. Villemure. «Il y a un CV derrière chaque personne. Je ne dis pas que ça ne pourrait pas arriver que je me trompe, mais j’ai eu des liens avec ces gens.»

Patrick Racine, vice-président du RGACVS et rare administrateur qui a accepté de poursuivre son implication dans cette nouvelle mouture, sent effectivement un changement. «Ça va être super», prédit-il. «La vibe est bonne. Ça prend de jeunes entrepreneurs qui veulent et qui y croient.»

Le président souhaite que le RGACVS joue véritablement son rôle de locomotive des commerçants du centre-ville. Il misera davantage sur les bureaux professionnels, très peu présents dans ce regroupement au fil des années. «Si on met de la vie au centre-ville le midi, si on améliore la qualité de vie, le professionnel ne peut pas être contre ça», fait-il remarquer.

«L’objectif, c’est que l’ambiance soit suffisamment attrayante pour que nous n’ayons pas à convaincre personne», réfléchit Félix-Antoine Huard. «Il faut que les gens se rallient automatiquement. Ce serait logique, puisque c’est chez eux! On ne vend pas quelque chose de nouveau. C’est déjà en place, il y a une délimitation géographique. Nous avons de bons ingrédients. Le but, c’est de servir le meilleur plat.»

À moyen terme, le RGACVS ne voit pas pourquoi il ne s’impliquerait pas également pour faire du démarchage afin d’aider à attirer de nouveaux commerçants. Tous les membres ont leur réseau de contacts qui peut devenir fort utile. «Assurément, il faut le faire», avance Martin St-Pierre. «Avant d’être un commerçant, on est un consommateur et un résident. On peut au moins réfléchir à ce qu’on veut comme mixité commerciale au centre-ville. Un local vide, ce n’est jamais bon. Si on peut agir comme démarcheur, pourquoi pas? Ce serait trop facile de ne rien faire et de laisser ça dans la cour de la Ville.»