Le directeur général démissionnaire de la CCICQ, Charles Guillemette, en compagnie de sa présidente, Sonia Caron, lors d’une activité de l’organisme.

Départ de Charles Guillemette

Bécancour — En plein milieu de sa saison 2018-2019, la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec se retrouve sans directeur général avec le départ de Charles Guillemette, annoncé en décembre, mais survenu la semaine dernière. Le démissionnaire avait succédé à Martine Pepin à l’été 2017, devenue alors candidate à la mairie de Bécancour.

«On est en train de mettre sur pied l’intérim pour donner un coup de main. Ce qui est important, c’est de continuer notre année le plus efficacement possible. Il y a des gens qui ont de l’intérêt», a confié la présidente de la Chambre, Sonia Caron, tout en rappelant qu’à titre de bénévoles, les membres du conseil d’administration ne peuvent pallier la tâche.

Appelée à commenter le lock-out à l’Aluminerie de Bécancour, celle-ci admet ne pas connaître l’impact exact chez les commerçants de la région.

«On sait qu’il y a quelques entreprises qui ont eu à mettre des employés à pied, espérant au départ que ce soit de façon temporaire, mais plusieurs personnes ne sont pas réembauchées encore», rapporte Mme Caron.

«C’est certain qu’au niveau des commerces, tout ce qui est vente au détail, restauration, cela a un certain impact. Ce qu’on entend, c’est moins de 5 à 7, moins de trucs comme ça», renchérit celle qui souligne le millier de travailleurs touchés par le conflit à l’ABI «en plus des sous-traitants».

Selon elle, si les choses ont été plus difficiles pour certaines entreprises au cours des premiers mois du lock-out, elles ont réussi à amoindrir le choc en décrochant d’autres contrats avec d’autres clients.

«Mais ça dépend du domaine. Pour les entreprises qui étaient vraiment plus ciblées ABI, à ce moment-là, c’est un peu plus difficile. Mais on n’a pas de membres qui ont cessé leurs activités à cause de ça», précise Mme Caron.

Cette dernière soutient que les gens se posent toutefois les questions suivantes: est-ce que ça va finir par se régler? Y a-t-il des risques que l’ABI quitte? «C’est un peu plus ce qu’on entend dans les dernières semaines», conclut-elle.