Les employés de Delastek sont en grève depuis le 1er avril 2015.

Delastek parmi les doléances

En marge de la tenue du Conseil québécois d'Unifor qui se déroule du 3 au 5 mai, les 300 déléguées et délégués attendus défileront jeudi dans les rues du Vieux-Québec pour ensuite se rassembler devant l'Assemblée nationale afin de sensibiliser les politiciens sur différents sujets, dont celui de Delastek.
«Nous désirons porter à l'attention des élus plusieurs dossiers qui préoccupent nos membres et qui concernent le maintien de bons emplois dans les régions», explique Renaud Gagné, directeur québécois d'Unifor.
Ainsi, le syndicat a ciblé quatre dossiers dont le litige chez Delastek à Shawinigan. La cinquantaine de membres de la section locale 1209 d'Unifor est en grève depuis le 1er avril 2015, ce qui en fait l'un des plus longs conflits. Le syndicat déplore «le déséquilibre flagrant» dans le rapport de force dont la durée du conflit fait la démonstration. 
On y traitera également du cas d'Alstom-GE. La section locale 522 représente une quarantaine de membres dans cette usine de fabrication de gros alternateurs située à Sorel et dont la production est menacée d'être exportée au Brésil. Le principal donneur d'ouvrage étant Hydro-Québec, Unifor demande au gouvernement québécois de s'assurer que les emplois demeurent au Québec.
En ce qui concerne Eaux Eska, les membres de la section locale 3057 ont mobilisé la région de l'Abitibi-Témiscamingue contre le projet d'exporter les eaux de leur esker vers la région de Montréal pour y être embouteillées, faisant perdre de précieux et bons emplois à la région.
Finalement, le dossier du bois d'oeuvre sera rappelé, particulièrement pour déplorer l'absence de l'aide du gouvernement fédéral, «alors que des milliers d'emplois ainsi que des centaines de communautés sont menacés».