Jacques Samson, président de la SADC Centre-de-la-Mauricie, France Brisson, présidente du Fonds LaPrade Saint-Maurice et Simon Charlebois, directeur général des deux organisations, ont participé à l’assemblée générale annuelle, mardi matin.

De record en record à la SADC Centre-de-la-Mauricie

SHAWINIGAN — Comment se porte l’économie de Shawinigan? De mieux en mieux, si on se fie aux rapports annuels de la Société d’aide au développement des collectivités du Centre-de-la-Mauricie déposés au cours des dernières années. Celui de 2018-2019 établit un nouveau standard, avec des montants investis du fonds principal qui fracassent la barre des trois millions de dollars, une première en près de 35 ans d’existence.

Ce bilan a été présenté dans le cadre de l’assemblée générale de l’organisme, mardi matin au Salon 86 de la Place Biermans. Au cours de la dernière année financière, 47 projets ont été acceptés au Fonds d’investissement SADC, qui ont hérité de prêts totalisant 3 056 946 $. Ce levier a entraîné des investissements supplémentaires de 12,2 millions $ et contribué à créer ou maintenir 244 emplois.

Même éclat du côté du Fonds stratégie jeunesse, où 30 projets ont été acceptés, pour un total de 536 750 $ injectés. Des sommes qui ont provoqué des investissements supplémentaires de 4,2 millions $, en plus de créer ou de maintenir 97 emplois. Il s’agit, là également, d’un record.

«Ça fait plusieurs années qu’on est très contents de nos résultats, mais cette année, nous avons établi de nouveaux sommets pour nos investissements», confirme Simon Charlebois, directeur général de la SADC Centre-de-la-Mauricie. «C’est vraiment une année sous le thème de la croissance.»

M. Charlebois réitère que ces résultats démontrent une consolidation du virage entrepreneurial de Shawinigan.

«La diversification économique sur laquelle nous travaillons depuis une douzaine d’années procure des résultats», observe-t-il. «Les réalignements sont faits. Les gens savent qu’il y a eu des fermetures de grandes entreprises et qu’on mise dorénavant sur la PME. On voit émerger des projets que nous avions aidé à démarrer qui ont maintenant des plans de croissance importants.»

En fait, la SADC Centre-de-la-Mauricie a établi de nouvelles marques d’investissements dans trois de ses quatre dernières années, précise M. Charlebois. Cette croissance force toutefois à relever de nouveaux défis, dont un qui se retrouve sur toutes les lèvres des employeurs de la région.

«Nous vivons un nouvel enjeu, celui de la pénurie de main-d’œuvre», convient-il. «Nous essayons donc de supporter les entreprises sur l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre. On est rendu là, alors qu’il y a une dizaine d’années, nous étions découragés à voir des entreprises fermer. Aujourd’hui, on manque de main-d’œuvre pour combler tous les postes disponibles dans les PME.»

L’assemblée générale annuelle a également permis de présenter le résultat de nombreuses initiatives, notamment le projet Entreprendre au féminin autrement, qui vise à trouver les outils pour soutenir les entrepreneures à temps partiel. Dans ce cadre, 78 femmes ont participé aux groupes de discussion organisés dans trois régions, dont à Shawinigan.

Les bilans de nombreux autres projets de la SADC Centre-de-la-Mauricie ont été dévoilés dans le cadre de cette assemblée générale. Jacques Samson, président du conseil d’administration, a profité de l’occasion pour souligner l’implication du personnel dans la communauté. Les employés siègent sur une douzaine d’organismes. Centraide Mauricie a d’ailleurs reconnu l’impact dans la communauté de la SADC Centre-de-la-Mauricie, tandis que Nadia Courchesne, comptable, a reçu le prix Mauriciennes d’influence 2019.

Fonds LaPrade

En ce qui concerne le Fonds LaPrade Saint-Maurice, cinq projets entraînant des investissements de 277 500 $ ont été soutenus en 2018-2019. L’aide financière a contribué à créer ou à maintenir 38 emplois et à provoquer des investissements supplémentaires de 1,6 millions $.

Également directeur général de cet organisme, M. Charlebois s’attend à ce que les sommes investies augmentent à court terme. Le partenariat avec Cycle C3E apportera de l’eau au moulin, puisque cet outil doit cesser ses activités d’ici 2022, selon les règles d’Investissement Québec. Il amorce donc une phase de valorisation de son portefeuille et de rachat d’investissements, ce qui améliorera les liquidités du Fonds LaPrade. Ce dernier a également investi 85 000 $ depuis la création du Fonds d’investissement V3 Venture, dont 20 000 $ en 2018-2019.

«Les phases de remboursement vont commencer dans les prochains mois», indique M. Charlebois. «Nous devrions être en mesure de voir une progression de notre financement dans les entreprises locales au cours des prochaines années.»

Le fait saillant en 2018-2019 constitue sans doute la création de l’Accélérateur de croissance Desjardins, en août 2018. André Granger a été nommé chargé de projet et une vingtaine d’entreprises ont déjà bénéficié de ses conseils.

«Nous voulons aider ceux qui ont des projets de croissance, mais pas toujours beaucoup de temps et de ressources pour s’en occuper», explique M. Charlebois.

La présidente du conseil d’administration, France Brisson, souligne que la dernière année a été marquée par une cure de rajeunissement de l’immeuble de l’avenue des Cèdres, qui se poursuivra au cours des prochains mois. En plus du Fonds LaPrade Saint-Maurice, ce bâtiment abrite aussi la SADC Centre-de-la-Mauricie, la Banque de développement du Canada et le Service d’accueil des nouveaux arrivants. Un nouvel organisme régional devrait s’ajouter à cette liste sous peu.