L'ancien coureur Alexandre Marchand oeuvre dans le monde des affaires depuis une quinzaine d'années.

D'athlète à homme d'affaires

En 2002, le coureur Alexandre Marchand a accroché ses espadrilles après une carrière au cours de laquelle il a fait partie de l'élite de l'athlétisme mondial. Depuis sa retraite comme athlète, il s'est lancé tête première dans une carrière dans le monde des affaires, où il excelle comme c'était le cas lors de ses belles années sur les pistes.
Le Trifluvien d'origine ne s'est pas retrouvé devant rien lorsqu'il a pris la difficile décision de se retirer de l'athlétisme et du même coup, de faire le deuil d'une participation aux Jeux olympiques, le seul grand rendez-vous d'envergure mondiale manquant à son palmarès. De son propre aveu, il n'y a pas eu de traversée du désert lorsque le spécialiste du 400 mètres et du 400 mètres haies est arrivé sur le marché du travail, contrairement à ce que d'autres athlètes ont vécu. Après avoir subi une importante blessure au genou en 2000, à quelques mois des Olympiques de Sydney, il n'a jamais été en mesure de retrouver les jambes qu'il avait avant. Les deux dernières années de sa carrière d'athlète lui ont donc permis de faire son deuil.
«Je n'ai jamais couru parce que je voulais aller aux Olympiques, mais plutôt parce que j'aimais ça et parce que je performais et aussi, je dois être honnête, parce que je faisais de l'argent. Quand j'ai arrêté, je ne performais plus comme avant en raison de ma blessure. Je suis donc tout simplement passé à autre chose. J'ai découvert que je performais dans les affaires et je me suis investi là-dedans. Ça s'est très bien fait. Il n'y a pas eu de coupure. Je n'ai jamais eu les blues. La preuve, je n'ai pas mis une paire de running shoes une seule fois entre 2002 et 2012», lance-t-il en riant.
Il a cependant effectué un retour à la compétition en 2012 et a réussi à participer aux Championnats du monde des maîtres en 2015. Ironie du sort, une blessure ne lui a pas permis de se faire justice après avoir bien fait aux Championnats canadiens.
Le bagage qu'il a acquis alors qu'il souffrait à l'entraînement et se mesurait aux meilleurs coureurs dans le monde lui a grandement servis afin ce que la transition se fasse en douceur.
«En arrivant sur le marché du travail, j'ai fait preuve de la même rigueur que lorsque je courais. Je ne connaissais peut-être pas bien mon nouveau domaine, mais ça c'est bien déroulé, car j'ai mis en application ce que j'avais acquis lors de mes années comme athlète. J'avais déjà des bases extrêmement solides», explique-t-il.
Un parcours intéressant et des honneurs
Membre de la haute direction de la compagnie montréalaise Produits Neptune, qui se spécialise dans la fabrication et la commercialisation de produits de salle de bain pour usage résidentiel, depuis 2008 et en ayant pris les rênes officiellement à titre de directeur général et actionnaire en 2015, il a remis l'entreprise sur la bonne voie depuis qu'il est à sa tête. 
Après avoir vu son chiffre d'affaires baisser de 44 % et son nombre d'employés passer de 190 à 92 entre 2008 et 2014, le chiffre d'affaires a fait un bon de 35 % entre 2015 et 2017.
Il a précédemment travaillé pour d'autres entreprises dans le même secteur ainsi que dans le domaine des communications. Il s'est notamment expatrié aux États-Unis de 2006 à 2008.
Tout comme ce fut le cas alors qu'il était athlète, Alexandre Marchand a reçu plusieurs honneurs depuis qu'il est sur le marché du travail. Il a notamment été nommé jeune entrepreneur de l'année et personnalité d'affaires de l'année (40 ans et moins) au dernier Gala Constellation de la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe.
Son alma mater, l'Université de Sherbrooke, l'intronisera prochainement à son hall de la renommée. Il a obtenu son diplôme de l'université estrienne en 2001 en administration, marketing et communications. Pendant son parcours universitaire, il a fait partie de l'équipe d'athlétisme du Vert & Or.