Claude Villemure est encouragé de la réponse obtenue à son projet de création d’une société de développement commercial pour le centre-ville de Shawinigan.
Claude Villemure est encouragé de la réponse obtenue à son projet de création d’une société de développement commercial pour le centre-ville de Shawinigan.

Création d’une société de développement commercial à Shawinigan: Claude Villemure a le feu vert

Shawinigan — Les deux rencontres organisées par le président du Regroupement des gens d’affaires du centre-ville de Shawinigan l’ont convaincu de la pertinence de poursuivre ses démarches pour créer une société de développement commercial. Claude Villemure souhaite même que cet organisme voit le jour dès 2020.

«J’ai obtenu un mandat unanime!», se réjouit l’expérimenté homme d’affaires. «Mais c’est toute une procédure. Les gens d’affaires m’ont demandé de monter le dossier.»

Rappelons que lundi, M. Villemure avait invité les commerçants du centre-ville à deux rencontres pour leur soumettre cette idée. En tout, 23 représentants se sont déplacés, tous des restaurateurs. Une participation qui réjouit le président.

Ce dernier trouve anormal que quelques membres du conseil d’administration doivent prendre en charge le montage de kiosques ou l’installation de barrières sur la 5e Rue de la Pointe lors d’événements spéciaux. Il trouve insuffisante la cotisation annuelle de 100 $ exigée aux membres du RGACVS, sans compter qu’il doit en harceler certains pour se faire payer.

Dans cet esprit, la création d’une SDC devient une avenue intéressante, puisqu’elle implique instantanément tous les commerçants d’un périmètre déterminé. La Ville se charge de prélever les cotisations annuelles, qui sont ensuite remises à l’organisation. M. Villemure croit ainsi que le RGACVS bénéficierait de moyens financiers plus importants, qui lui permettraient sans doute même d’engager une ressource.

Les modalités d’accréditation sont rigoureusement encadrées par la Loi sur les cités et villes. Elles comprennent notamment des discussions avec l’administration municipale pour délimiter le territoire visé et la cotisation à prélever aux membres. Des assemblées d’information et même une tenue de registre sont prévues.

M. Villemure croit que ces longues démarches valent le coup.

«Le système est égal pour tout le monde», fait-il remarquer. «Je pense que ça donnerait un mouvement plus dynamique. Les gens payeront et ils voudront avoir quelque chose en retour.»

Le président du RGACVS étudiera le budget nécessaire au fonctionnement de cette société de développement commercial au cours des prochaines semaines et cette réflexion orientera la formule de cotisation à privilégier.

«La Ville devient le chien de garde des commerçants», illustre-t-il. «Elle gardera un oeil là-dessus. On ne peut donc pas faire n’importe quoi. Nous serons indépendants, mais nous aurons des comptes à rendre.»

Limites

Un autre élément de discussion fort intéressant portera sur les limites territoriales de cette future SDC. Elles pourraient même inclure la 105e Avenue et l’avenue de Grand-Mère, bien qu’à court terme, M. Villemure mentionne qu’il ne travaillera pas sur ce scénario.

«Il faut s’asseoir avec la Ville pour déterminer les limites», explique-t-il. «Personnellement, je regarderais le Parc de l’île-Melville, la Cité de l’énergie, le Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins...»

Bien qu’enthousiaste, M. Villemure s’attend à ce qu’une opposition se manifeste.

«Ce n’est pas tout le monde qui sera d’accord», croit-il. «Certains commerçants ne veulent même pas payer 100 $ par année, alors imaginez si on arrive avec une cotisation de 300 $, par exemple... Ils voudront encore moins!»

«Il reste beaucoup d’ouvrage devant nous», concède M. Villemure. «Mais moi, j’y crois. Je pense que notre avenir est là. Si on recueillait 75 000 $ plutôt que 5000 $ par année, mettons que ce serait plus facile!»

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation dénombre une quarantaine de SDC à travers le Québec actuellement, dont une à Trois-Rivières.