Johanne Hinse, présidente du conseil d’administration de la CCI3R.
Johanne Hinse, présidente du conseil d’administration de la CCI3R.

COVID-19: la Mauricie en ressent moins les impacts économiques

Trois-Rivières - Selon le sondage publié plus tôt cette semaine par l’Institut de recherche sur les PME, en collaboration avec la Fédération des chambres de commerce du Québec, la Mauricie fait partie des régions qui semblent moins ressentir les effets économiques de la COVID-19, avec un indice d’impact régional global de 38,39 %.

En comparaison, la région qui semble la plus fortement touchée, soit le Saguenay-Lac-St-Jean, affiche un indice de 57,19 %.

«C’est avec un immense intérêt que la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R) a pris connaissance des résultats de la grande enquête sur les impacts économiques de la COVID-19 chez nous. On salue d’ailleurs notre fidèle collaborateur Frédéric Laurin pour son professionnalisme et son regard d’expert dans ce processus», a d’abord souligné la présidente du conseil d’administration de la CCI3R, Johanne Hinse.

Celle-ci observe que les impacts diffèrent d’une région à l’autre. «J’ai été surprise de lire que la Mauricie semble moins ressentir les effets économiques de la crise», a-t-elle toutefois confié.

Selon elle, il y a plusieurs facteurs à considérer avant de tirer des conclusions. «Mais avec toutes les actions que notre organisation a portées au cours des dernières semaines, et aussi à travers les travaux du comité de relance dans lequel je siège, je peux témoigner qu’une majorité d’entreprises vit très difficilement les conséquences reliées à la COVID-19», rapporte Mme Hinse.

Par ailleurs, elle se dit ravie de constater que la Mauricie fait partie des régions où les transformations et adaptations d’entreprises sont les plus fortes.

«Et je ne suis pas surprise de cet énoncé, car à la CCI3R, nous avons plusieurs membres qui ont mis les bouchées doubles pour adapter leur entreprise, même si cela nécessite des efforts financiers majeurs», se plaît-elle à raconter.

«Ce qui me réjouit, c’est d’observer que près de 82 % des répondants ont peu ou pas de crainte de faire faillite dans les prochaines semaines. Quelle vision positive! Chose certaine, cette étude permettra à notre organisation de mieux s’orienter pour l’offre de services des mois à venir, en prenant compte des besoins réels de nos membres et ce, par secteur d’activité», a conclu Mme Hinse.