Le président et directeur général de la GCR, Daniel Laplante.

Construction: tournée de sensibilisation

La Garantie de construction résidentielle (GCR), l'Association de la construction du Québec et l'APCHQ amorceront sous peu une tournée conjointe des principales villes du Québec, dont Trois-Rivières, afin de faire la promotion d'un code de construction unique.
C'est que présentement, certaines municipalités appliquent la version du code de 2005, voire de 1995, tandis que d'autres utilisent la version la plus récente qui date de 2010.
«Vous voyez que c'est un capharnaüm au niveau de l'application, tant pour les entrepreneurs que pour GCR. Il y a des villes, au Québec, qui n'ont même pas d'obligation d'appliquer le code», explique Richard Décarie, vice-président de la GCR, l'organisme qui administre le Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs.
La tournée des trois organismes vise donc à «faire de l'éducation et montrer aussi l'importance d'agir rapidement pour le gouvernement», dit-il.
C'est au niveau légal que le bât blesse, explique-t-il.
«Lorsqu'un acheteur demande à la Garantie d'appliquer une action sur une problématique quelconque, on est fondé sur la loi pour agir, donc on doit valider ce qu'on fait. Imaginez un entrepreneur qui ne voudrait pas répondre à une problématique en justifiant qu'il s'est basé sur le code de 1995 et que c'est valide», illustre M. Décarie. «Ça veut dire que l'acheteur est lésé et c'est ça qui est dommageable», plaide-t-il.
La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite se réjouit de cette démarche. «Ça fait longtemps que le constat est fait. On a déjà soulevé le point que les municipalités ne travaillent pas toutes avec le même code», indique le coordonnateur de la CAVP, Steeve Guy.
On connaît, en Mauricie, l'importance et l'urgence d'établir une nouvelle norme sur le béton à cause de la crise de la pyrrhotite.
Pour cela, «il y a tout un processus qui part du Canada, puis va au Québec et aux municipalités. Même si l'on arrivait avec une nouvelle norme sur le béton dans le nouveau code applicable, si certaines municipalités ne l'ont pas appliquée», on n'est pas plus avancé, fait-il valoir.
«La Coalition est contente de voir que des organismes aussi importants peuvent faire le même constat et qu'ils entreprennent une démarche pour corriger cette situation-là», indique M. Guy.
La Coalition appuiera la démarche si le besoin se présente, assure-t-il.
Le président et directeur général de la GCR, Daniel Laplante, estime que l'utilisation du Code de construction du Québec dans sa version 2010 est «une question d'équité et nous sommes même disposés à bonifier la cote Qualité GCR des entreprises accréditées chez nous afin d'atteindre cet objectif», dit-il.