La CCIHSM tenait mercredi un diner-conférence avec le grand chef de la Nation Atikamekw, Constant Awashish( à gauche). Il est accompagné du président de la CCIHSM, Patrice Bergeron.

Constant Awashish devant la CCIHSM: «Il faut travailler ensemble»

La Tuque — Le Grand Chef de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, s’est adressé aux membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM) lors d’un dîner-conférence, mercredi. Il a été question, entre autres, de rattrapage socioéconomique, du projet de bioraffinerie et du projet de traité de la Nation Atikamekw.

«Je pense que le message c’est la cohésion, la collaboration et la communication. C’est d’aller chercher les vrais faits et de toujours se préoccuper du développement économique de la région. Pour ça, il faut travailler ensemble et c’est ça le gros message que j’avais à livrer aujourd’hui (mercredi)», a indiqué le grand chef Constant Awashish.

Le grand chef a livré un discours faisant appel à la volonté d’une bonne économie locale, diversifiée et florissante. D’ailleurs, il a mentionné l’importance du projet de bioraffinerie de Bioénergie La Tuque (BELT).

«BELT c’est un gros projet avec des grandes opportunités. C’est important pour nous de mettre les efforts nécessaires. On a l’appui des gouvernements, les études et les travaux sont positifs et on s’en va dans la bonne direction. Maintenant, on doit s’assurer que les gens comprennent bien. C’est une opportunité de développer nos communautés, mais également d’amener des retombées économiques incroyables dans la région», note M. Awashish.

«Je pense qu’un projet comme BELT peut aider la Ville de La Tuque à rehausser son indice de vitalité économique», ajoute-t-il.

Il a d’ailleurs qualifié l’indice de vitalité économique d’alarmant dans les communautés Atikamekws. Pour le grand chef, le projet BELT est une source d’espoir pour renverser la tendance.

D’ailleurs, il s’explique mal la sortie du directeur de l’usine WestRock la semaine dernière.

«Il faut rétablir les ponts (avec WestRock), il faut communiquer et travailler ensemble. On n’est pas là pour nuire à WestRock. Ils ont une crainte au niveau des copeaux, mais la technologie qui va être utilisée nous permet seulement de prendre les résidus de coupes et il y en a en masse. Les peurs véhiculées sur la place publique sont non fondées».

Constant Awashish a également voulu expliquer davantage le projet de traité de la Nation Atikamekw.

«Ça veut juste dire qu’on veut régler la question territoriale une fois pour toutes avec les gouvernements et qu’on va pouvoir aller de l’avant ensemble. On va pouvoir développer le territoire», soutient-il.

Le président de la Chambre tenait à souligner l’importance du message porté par le conférencier.

«Nous croyons que cette vision économique est inspirante et qu’elle se situe à la hauteur de notre potentiel de développement et de nos ambitions de réussite dans un univers de concurrence. La mission première de notre regroupement de gens d’affaires consiste à promouvoir les conditions de croissance, de développement et de création d’entreprises sur notre territoire. Nous nous réjouissons d’ailleurs de constater la présence de trois conseillers élus parmi nos invités. Des élus qui assument leurs responsabilités envers leurs électeurs», a lancé Patrice Bergeron.

La CCIHSM et le Conseil de la Nation Atikamekw assurent avoir «la volonté commune de voir de nouveaux projets se concrétiser, respectant les grands principes d’une bonne concurrence et répondant à des conditions saines d’une économie qui évolue».