Tous les contenants de moins de 900 millilitres seront consignés; cela représente plus de 1 milliard de contenants.

Consigne: vive opposition à la nouvelle politique

Le projet de modernisation de la consigne proposé par Recyc-Québec ne fait pas l'unanimité. Des propriétaires de dépanneurs indépendants se mobilisent à cet effet partout dans la province et implorent le gouvernement libéral de revoir le modèle mis de l'avant par la Société québécoise de récupération et de recyclage.
Ceux-ci déplorent l'augmentation des coûts d'opération, notamment au niveau de la main-d'oeuvre, et le fait que le projet ne tienne pas compte des contraintes d'espace des dépanneurs.
Le projet vise tous les contenants à remplissage unique (CRU) de moins de 900 ml, soit l'eau, le jus, la bière ainsi que les boissons gazeuses et énergisantes, entre autres, à l'exception des breuvages renfermant des produits laitiers. Rappelons que Recyc-Québec s'offre un délai de 16 mois afin de préciser ce qu'il adviendra des contenants en verre.
Henri Chouinard, propriétaire de cinq dépanneurs, dont deux à Trois-Rivières et un à Shawinigan, ainsi que Gaétan Saint-Pierre, gestionnaire d'un établissement du même type à Nicolet, sont du nombre des personnes en désaccord avec la situation.
«L'élargissement de la consigne est une voie à sens unique au détriment du bac de recyclage et des opérations quotidiennes des détaillants. Nous soutenons toute initiative en faveur du développement durable, comme la modernisation du programme de consignation, à la condition qu'elle soit développée de façon raisonnable et qu'elle tienne compte de la réalité de toutes les parties prenantes. Nous faisons face à un enjeu de société et il doit être abordé de façon plus globale», regrettent les deux hommes.
À noter que, si le projet prend forme, la valeur de la consigne des CRU passerait de 5 à 10 cents. La prime de manutention offerte aux détaillants, quant à elle, augmenterait de deux à trois cents par contenant.