Dans l’ordre habituel, on retrouve Jocelyn St-Denis, directeur général de l’APMQ, les lauréats Camil Bédard, Patrick Bédard, Nancy Goudreau et Gabriel Bédard, Sylvain Terreault, président de l’APMQ, Chantal Desjardins et Isabelle Huot.

«Comme une grosse bouffée d’amour»

SAINT-LOUIS-DE-BLANFORD — L’Association des producteurs maraîchers du Québec vient de remettre son prix Le Moisson d’or 2018 à l’entreprise Canneberges Québec, de Saint-Louis-de-Blandford, lors de son banquet annuel de clôture.

«Toute l’équipe, on reçoit ça comme une grosse bouffée d’amour du Québec, parce que c’est reconnu par nos pairs ici, soit tous les producteurs maraîchers du Québec. Ce n’est quand même pas rien. On a le privilège d’exporter partout à travers le monde. Ça vient de chez nous, c’est encore plus hot, on va le porter haut et fort. Il y a une fierté, ça se passe chez nous, c’est dans le Centre-du-Québec, on l’a reçu comme une grosse tape dans le dos qui n’est pas nécessaire, mais on est bien fier», a confié au Nouvelliste la porte-parole de l’entreprise, Nancy Goudreau.

Ce prix, remis annuellement par l’APMQ, s’adresse uniquement à une personne ou à une entreprise productrice membre de l’Association qui s’est distinguée par son implication dans le milieu horticole, qui a contribué à l’épanouissement du secteur, dont les réalisations au niveau de la mise en marché comportent un caractère innovateur ou ayant démontré une vision juste du développement à court ou à long terme de l’industrie, qui a démontré au fil du temps une intégrité commerciale basée sur le respect de la clientèle et de ses pairs, et qui s’est démarquée dans le domaine de la production horticole par sa capacité à s’adapter à l’évolution rapide du secteur.

L’histoire d’Atocas Bédard commence en 1992. Actuellement, cette entreprise qui compte 130 hectares en culture produit annuellement dix millions de livres de canneberges, dont 30 % en fruits frais. Quatrième à se lancer dans la canneberge au Québec à l’époque (on dénombre aujourd’hui une centaine de producteurs), Denis Bédard voit l’avenir dans la baie rouge.

Il s’est bien s’entourer et il implique son épouse Shirley Philips, qui s’investit tout autant que lui. Innovatrice, elle plante des bleuets pour attirer les abeilles pour la cannebergière. Cette passion, Denis Bédard la transmet à son fils Patrick. Lui aussi implique son épouse Nancy Goudreau pour le développement des affaires. Cette passion est dans l’ADN des Bédard, et Patrick s’entoure aussi de ses enfants Camil et Gabriel, une relève dynamique et diversifiée.

Alors que le secteur devient de plus en plus compétitif, la famille innove en mettant sur pied sa propre usine d’emballage sur le site de l’exploitation agricole, Canneberges Québec.

Maintenant, ils distribuent leurs produits, les Baies d’or, dans les plus grandes chaînes du marché alimentaire québécois, et ils exportent sous la marque Supra Fruit, en Europe et en Asie. Grâce à l’exportation, leur chiffre d’affaires pour les fruits frais atteint quatre millions de dollars et connaît une augmentation annuelle moyenne de 20 %. Canneberges Québec / Baies d’or, ce sont donc des produits d’ici, accessibles à travers toute la province et au-delà de l’océan.

«D’hier à aujourd’hui, notre façon de travailler, c’est que chacun apporte ses couleurs, son grain de sel, sa façon d’être, ça nous donne une équipe chevronnée et habile. C’est grâce à tout le monde, à l’usine, dans les champs, les bureaux et les sentiers, parce qu’on est tout le temps en expansion. On est chanceux, on a des gens, parce qu’on est quand même saisonnier, qui reviennent à toutes les années. C’est quand même très significatif», a-t-elle conclu.