Ce n’est que partie remise pour Expo Habitat.

Choc de 300 000 $ pour l’APCHQ

Trois-Rivières — Alors que normalement, le directeur général de l’APCHQ Mauricie-Lanaudière, Maxime Rodrigue, aurait raconté comment des milliers de visiteurs avaient foulé le parquet de la bâtisse industrielle de Trois-Rivières pour l’Expo Habitat durant le week-end, c’est plutôt la déception qu’il a exprimée en raison de l’annulation de cet événement à la dernière minute jeudi dernier due à la COVID-19.

«C’est un bilan bien différent. Ça a été une déception pour nous. À trois heures de l’ouverture du salon, on était vraiment prêt. On était dans la finale, on faisait du ménage et on préparait le traiteur pour l’ouverture officielle à 16 heures. C’est sûr que ça a été un choc pour nous», a-t-il confié.

Évidemment, dit-il, avant de prendre une telle décision d’annuler le tout, l’organisation aura échangé au préalable avec le bureau du premier ministre François Legault.

«Ils nous ont dit: ‘‘il n’y a pas de sortie possible pour ça. On a accepté. La santé publique, c’est numéro un, c’est la santé des gens, on ne joue pas avec ça. Bien qu’on était déçu, bien que ça nous amène des pertes de plusieurs centaines de milliers de piastres pour nous l’APCHQ, soit autour de 300 000 dollars, on n’avait pas le choix», admet M. Rodrigue.

Et ce fut aussi difficile pour la centaine d’exposants. «Il y en a qui faisaient leur année au salon. Il y en a qui startaient leur année, mais il y en a d’autres qui la faisaient leur année. J’en ai trois, quatre en tête, en pleurs, disant: je vais faire quoi, c’est quoi mon option?», a-t-il témoigné.

Selon lui, ceux-ci devront inévitablement faire les choses différemment cette année. «Nous, on va les rembourser, on rembourse leurs pieds carrés, on ne va pas garder l’argent de ça, c’est sûr que non, on va les rembourser et ça va nous faire plaisir. S’ils peuvent trouver une autre façon de faire la mise en marché, tant mieux», a fait savoir M. Rodrigue.

Du côté de l’APCHQ, on essaie de voir «comment on peut rebondir de ça» avec des partenaires qui sont très compréhensifs. «On essaie de trouver comment on peut prendre cet événement négatif et en faire du positif, peut-être en amorçant une campagne sur l’achat local et sur l’importance de faire vivre nos entreprises, nos constructeurs, nos rénovateurs et nos fournisseurs de matériaux du coin. On a tout ce qu’il faut dans le coin», suggère-t-il.

Pour l’instant, on envisage d’attendre à l’an prochain pour reprendre l’Expo Habitat Mauricie. «Les gens sont habitués tout le temps à peu près en même temps. Et je ne peux pas m’engager dans un mois à faire un salon quand tu ne sais même pas si on va pouvoir le faire. On ne sait pas le dénouement du coronavirus», a conclu M. Rodrigue.