François Lizotte est le nouveau propriétaire de Chemise Empire à Louiseville.

Chemise Empire: François Lizotte prend la relève

Après quatre générations, l'entreprise Chemise Empire, de Louiseville, quitte le giron familial pour se retrouver entre les mains du directeur général, François Lizotte. Même si la transaction a officiellement eu lieu le 1er janvier 2017, elle aura été complétée au retour des vacances.
Les anciens propriétaires étaient René St-Amant et Hélène Béland, cette dernière représentant la quatrième génération. Aucun de leurs quatre enfants n'était intéressé à prendre la relève de l'entreprise.
«J'ai passé les onze dernières années à travailler pour la production avec les employés comme directeur d'usine, directeur général depuis 2014. Au fil du temps, j'ai développé un amour pour cette entreprise et les employés qui la composent. Il y a beaucoup d'amour à donner à cette entreprise.
Par contre, il y a des gens qui sont passionnés. Ça aurait fait mal au coeur que l'histoire se termine comme ça, je voyais un certain potentiel, surtout au niveau des employés qui semblaient avoir une volonté de poursuivre. J'ai donc décidé de relever ce défi», a raconté au Nouvelliste le nouveau propriétaire.
Fondée en 1894, Chemise Empire produit des chemises d'uniforme destinées essentiellement aux policiers, pompiers et ambulanciers. Ses clients sont donc les différents gouvernements et les diverses municipalités. «On vend 300 000 chemises par année à travers le Canada», fait-il savoir.
Celui-ci parle d'un marché qui est stable et prévisible, «ce qui est l'avantage». «Le marché grossit au fur et à mesure que la population des policiers, pompiers, ambulanciers grandit. On sait comment il y en a cette année, on sait à peu près comment il va y en avoir l'année prochaine», explique l'entrepreneur de 41 ans.
L'an dernier, l'entreprise avait déjà commencé un plan quinquennal d'investissements dans les équipements. «On est optimiste. Ça va faire 125 ans dans deux ans. Là, on regarde vers le futur. On a confiance même s'il y a des défis importants au niveau de la main-d'oeuvre, comme c'est le cas en général au Québec. Mais pour nous, avec une pénurie de couturières, il y a vraiment des efforts à faire, entre autres, au niveau de la formation à l'interne pour s'assurer d'une relève», admet M. Lizotte, dont les parents sont originaires de la Mauricie.