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Jessica Therrien, propriétaire du dépanneur de Champlain.
Jessica Therrien, propriétaire du dépanneur de Champlain.

Champlain: diversifier son économie pour empêcher la disparition du dépanneur

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
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Champlain — Une productrice laitière de Champlain a choisi d’ajouter une corde à son arc alors qu’elle a fait l’acquisition du dépanneur de la municipalité, menacé de disparition, lui qui avait été mis en vente. Ne pouvant se résoudre à voir sa localité être privée d’un tel service, Jessica Therrien est passée à l’action et opère sa deuxième passion depuis un peu plus d’un mois et demi.

Madame Therrien, qui travaillait également au sein d’une entreprise de vente et de location de tracteurs, a décidé de mettre cet emploi de 40 heures par semaine de côté pour se concentrer sur sa nouvelle acquisition.

«Avec la ferme laitière, on voulait diversifier notre économie. Aussi, il ne fallait pas perdre ça à Champlain. Sinon, il aurait fallu aller à Sainte-Anne-de-la-Pérade ou à Trois-Rivières pour s’acheter un pain, ça ne fait pas de sens», explique celle qui a déposé son offre d’achat en juin dernier.

«Je n’avais pas travaillé dans ce domaine-là, mais avec mon chum, on s’est dit ‘‘advienne que pourra, on essaie’’. Et ça a fonctionné pour nous.»

L’entrepreneuse bombe le torse en mentionnant que c’est une personne «de la place» qui a fait l’acquisition du marché.

«Il y a d’autres personnes qui se sont manifestées, dont des gens de Montréal semble-t-il, mais mon offre était déjà acceptée. Les gens ont l’air contents de voir que c’est quelqu’un de chez eux qui reprend le commerce. La réaction a été très bonne», confie-t-elle.

Jessica Therrien souhaite d’ailleurs que cette proximité ne soit pas seulement géographique avec la clientèle.

«J’essaie d’être à l’écoute. Quand les gens veulent certains produits, j’en commande pour eux et ça leur fait plaisir. Je suis souvent sur place, ça aide pour la connexion.»

Pour bâtir la nouvelle offre alimentaire de l’endroit, la propriétaire s’est basée sur ce qu’elle recherchait.

«Je me suis demandé ce que j’aimerais y retrouver. Il y a beaucoup de produits locaux», avoue-t-elle.

Comme elle continue à s’impliquer à la ferme laitière, notamment sur le plan de la comptabilité, Jessica Therrien et son conjoint ont embauché un employé pour palier la demande au dépanneur et misent sur le coup de main de leurs jeunes enfants pour aider.

Bien qu’elle ait démarré sa nouvelle entreprise en pleine pandémie, l’entrepreneuse y voit des aspects positifs.

«Les gens sont portés sur l’achat local et pour moi c’était important d’avoir des produits locaux. Les gens ont conscience de ça. Ils répondent bien», conclut-elle, positive.