La directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette, est entourée du vice-président de la CCIHSM, Normand Beaudoin et du président de la CCIHSM, Patrice Bergeron.

Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Mauricie: «On doit être visionnaires»

La Tuque — Il aura fallu peu de temps pour que les nouveaux membres du conseil d’administration se lancent à pieds joints dans les dossiers de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Mauricie (CCIHSM). Ils veulent s’investir pour le développement économique de la Haute-Mauricie et évidemment, ils auront un œil sur les grands projets qui ont La Tuque comme point commun.

«Je souhaitais continuer de m’impliquer dans le développement économique de ma ville. Je pense qu’en participant aux activités de la Chambre, qui est un acteur incontournable dans le développement économique d’une municipalité, c’est une belle façon pour moi de continuer à donner pour ma ville et son développement», lance d’entrée de jeu le nouveau président de la CCISHM, Patrice Bergeron.

Il sera appuyé de l’ancien maire de La Tuque, Normand Beaudoin, à titre de premier vice-président.

«C’est un retour aux sources. J’ai toujours aimé la chambre de commerce, j’ai été membre pendant plusieurs années. La Chambre c’est un moyen de promouvoir les industries, les commerces, l’économie d’une ville. […] J’ai voulu revenir à la Chambre pour qu’elle puisse profiter de mes contacts pour faire avancer certains dossiers. Je suis ici pour faire progresser la Chambre», a indiqué celui qui a présidé la CCIHSM de 2003 à 2005.

La Chambre a bien l’intention de suivre l’évolution des gros projets comme celui de Gazoduq, la bioraffinerie et les différents chantiers d’Hydro-Québec. «Ce sont des projets qui doivent être suivis activement par la Chambre pour s’assurer que ce soit profitable pour la ville, ses commerces, ses industries… Ce sont des dossiers chauds. La Chambre doit rayonner et être très proactive. On va être un acteur de premier plan dans le développement de ces projets-là. On doit être visionnaires», souligne Patrice Bergeron.

Ce dernier insiste, la Chambre est là pour défendre les intérêts de ses membres au niveau des politiques publiques, et favoriser le développement des affaires dans sa collectivité.

«La Chambre agit également comme porte-parole de la communauté professionnelle et des affaires», ajoute le président de la CCIHSM.

En février, le maire de La Tuque avait souligné sa déception vis-à-vis la Chambre de commerce qui avait refusé d’appuyer ses démarches avec Hydro-Québec. Il avait également affirmé qu’il faudrait «rebâtir la confiance avec le Conseil de façon à devenir de meilleurs partenaires dans l’avenir».

À cet effet, le nouveau conseil de la Chambre estime qu’il faut « travailler en synergie» pour le bien de La Tuque.

«Le rôle d’une Chambre n’est pas d’être d’accord avec toutes les positions des autres intervenants. Nous on défend les intérêts de nos membres pour faire avancer la ville et le milieu économique», souligne Patrice Bergeron.

«Ce n’est pas parce qu’on n’est pas toujours en accord avec une ville ou une industrie qu’on est contre eux. On peut être en accord ou en désaccord, quand c’est fini on passe à autre chose. Sinon on n’avance pas. On a un but commun: développer la ville, la faire rayonner et développer son économie», ajoute Normand Beaudoin.

Retour à la politique pour Normand Beaudoin?

Aux dernières élections municipales en 2017, Normand Beaudoin n’avait pas sollicité de troisième mandat à la mairie de La Tuque. Questionné à savoir si son implication à la CCISHM était un premier pas vers un retour en politique, il a préféré en dire très peu.

«Pour le moment, mon but c’est d’aider la Chambre de commerce avec mes connaissances. Pour ce qui est d’un retour en politique, on ne sait pas l’avenir. Il y a deux ans, je me suis retiré pour des raisons personnelles, je me suis reposé pendant deux ans, j’ai voyagé, et maintenant je suis revenu à La Tuque. Présentement, je veux aider la Chambre de commerce, on verra pour le reste dans deux ans. La Tuque c’est une belle ville et il faut la développer. La ville doit rayonner à l’extérieur également. Quand j’étais maire, c’est ce que je faisais avec l’équipe», a-t-il affirmé.