Le magasin Sears du centre commercial Les Rivières fermera définitivement ce dimanche à 17 h.

C’est la fin pour Sears

Trois-Rivières — C’est une véritable page d’histoire qui va se tourner ce dimanche au Centre commercial Les Rivières, avec la fermeture définitive du magasin Sears. Le commerce, qui occupait une place importante au centre commercial depuis ses toutes premières années, terminera ses activités à 17 h, au même titre que bien d’autres magasins Sears à travers le pays.

Déjà, vendredi, il ne restait plus que quelques articles à écouler sur le plancher du magasin. Le second étage du commerce avait été fermé aux consommateurs, là où quelques jours auparavant, il restait surtout des étalages à vendre. La marchandise restante avait été concentrée au rez-de-chaussée, et les acheteurs continuaient de venir y faire quelques trouvailles à plus de 70 % et parfois même 80 % de rabais.

Le personnel n’était pas autorisé à donner des entrevues quant à la fermeture à venir. On a toutefois pu observer que jusqu’à la dernière minute, les employés sont demeurés souriants et dévoués envers la clientèle qui leur était fidèle depuis toutes ces années.

En tout, ce sont 103 employés à temps plein et partiel qui perdent leur emploi dans cette fermeture.

On se souviendra qu’en juin dernier, Sears annonçait être au bord de la faillite et prenait la décision de fermer 59 de ses magasins à travers le pays. Toutefois, à ce moment, le magasin de Trois-Rivières avait été épargné. L’annonce de la fermeture définitive de tous les magasins n’aura cependant pas tardé, alors qu’en octobre, la compagnie prenait la décision ultime de cesser ses activités à travers le Canada, y compris à Trois-Rivières.

Les ventes de liquidation d’inventaire ont commencé une semaine plus tard.

Développement
Pour le Groupe Cominar, propriétaire du Centre commercial Les Rivières, voir partir un client aussi important et bien ancré que Sears demeure toujours désolant, mais de tels changements dans l’industrie du commerce de détail sont aussi synonyme de potentiel de développement pour un établissement comme Les Rivières.

«Lorsque de gros joueurs nous quittent, ça devient aussi pour nous des opportunités de redéveloppement incroyables», explique Guy Charron, vice-président exécutif, exploitation et commerce de détail chez Cominar.

Ce dernier ne cache pas que la fermeture de Sears aura été une moins grande surprise que n’avait été l’annonce de la fermeture de Target, par exemple. «Target nous avait un peu pris par surprise. Dans le cas de Sears, ce n’était plus une question de savoir si ça allait fermer, mais plutôt quand», remarque-t-il.

Ainsi, il admet très ouvertement que les démarches afin de trouver de nouveaux locataires pour ces espaces laissés vacants sont entreprises depuis longtemps.

«On est en mode préparation, on travaille en amont depuis un bout de temps déjà», confirme celui qui mentionne ne pas regarder uniquement du côté des locataires de commerce de détail, mais qu’une surface possédant deux étages peut tout aussi bien accueillir, au second étage, des places d’affaires, cliniques médicales, compagnies d’assurances, etc. «On y travaille», se contente-t-il de dire, sans vouloir préciser si des annonces sont imminentes.

Belle année
Au-delà des déboires de Sears Canada, le Centre commercial Les Rivières peut se vanter d’avoir connu une année très intéressante en 2017, avec l’ouverture de nouvelles bannières comme H&M, Linen Chest ainsi que la rénovation et l’agrandissement de Sports Experts. Par ailleurs, le centre accueillera bientôt une nouvelle offre de restauration, avec notamment l’ouverture de la Distillerie ainsi que d’un café Starbuck.

«À Trois-Rivières, on a connu une belle histoire dans les seize derniers mois. Mais ce n’est pas le fruit du hasard, ça prend des années de préparation. 2017 aura été l’année des récoltes il faut croire», constate M. Charron, qui rappelle que les négociations avec H&M avaient été entreprises même avant l’acquisition du centre par Cominar, en septembre 2014.

«Ce sont des joueurs internationaux qui se travaillent parfois des années à l’avance. L’univers du commerce de détail est constamment en mutation et nous travaillons toujours en amont pour continuer de développer», considère Guy Charron.