Le président de la Table régionale de l’éducation Centre-du-Québec, Alain Desruisseaux, avec, en arrière-plan, une partie de la soixantaine de stations d’expérimentation au Centre Richard-Lebeau.

Carrefour des professions d’avenir: à la découverte interactive d’un métier

Saint-Léonard-d’Aston — Des garçons qui s’amusent à tester leurs habiletés de futurs camionneurs, des filles qui se regroupent autour du kiosque de psychologie, des élèves des deux sexes qui tentent de raccorder des tuyaux à la station d’expérimentation de plomberie: voilà ce qui se passe pendant deux jours au Centre Richard-Lebeau, à Saint-Léonard-d’Aston.

Dans le cadre du Carrefour des professions d’avenir Centre-du-Québec 2019 qui a lieu les 10 et 11 avril, quelque 3000 jeunes de niveau 4e secondaire et adultes en réorientation de carrière découvriront et expérimenteront 64 professions en demande au Centre-du-Québec.

«Cet événement de très grande envergure n’a rien à voir avec les salons de l’emploi. C’est la profession qui en est la vedette», a prévenu d’entrée de jeu le président de la Table régionale de l’éducation Centre-du-Québec (TRECQ), Alain Desruisseaux.

Pour cette sixième édition, la machinerie et les équipements utilisés dans chacun des métiers ont été déménagés afin d’offrir, aux visiteurs du Centre Richard-Lebeau de Saint-Léonard-d’Aston, une expérience interactive «unique au Québec».

«Ce rendez-vous vise à faire découvrir les professions par l’interaction. Le visiteur est invité à explorer, expérimenter, manipuler et interagir avec 200 mentors passionnés qui pratiquent, enseignent ou étudient ces professions au quotidien», a-t-il ajouté.

Selon lui, le Carrefour est devenu un incontournable dans le choix de carrière des jeunes. «La TRECQ et ses partenaires ont été visionnaires lorsqu’ils ont créé l’événement en 2012. Déjà conscients à l’époque que la rareté de main-d’œuvre deviendrait un enjeu majeur pour nos entreprises, nous étions à préparer l’avenir de manière structurée. Dans le contexte présent, le Carrefour devient encore plus pertinent», explique M. Desruisseaux.


« Ce rendez-vous vise à faire découvrir les professions par l’interaction »
Alain Desruisseaux

«Afin d’aider les jeunes à faire un choix éclairé, nous avons créé un environnement de découvertes leur permettant d’expérimenter concrètement les professions et d’échanger avec des passionnés. Il est impératif d’encourager les jeunes et moins jeunes à poursuivre leurs études et de leur faire découvrir des professions prometteuses pour leur avenir», renchérit-il.

En plus d’encourager la motivation scolaire et la rétention de la population sur le territoire centricois, le Carrefour répond aux besoins des jeunes qui aspirent à un avenir prometteur dans la région. «Il permettra de surcroît aux entreprises et organisations d’embaucher des employés qualifiés et polyvalents dans un proche avenir», indique le président de la TRECQ.

Or, l’événement est possible grâce à la forte mobilisation du milieu de l’éducation. Le Cégep de Drummondville, le Cégep de Victoriaville, la Commission scolaire des Bois-Francs, la Commission scolaire des Chênes, la Commission scolaire de la Riveraine et l’Université du Québec à Trois-Rivières contribuent activement à son succès», s’est-il plu à énumérer.

Par ailleurs, Annie Lajoie, partenaire d’affaires en ressources humaines chez Volvo Nova Bus, a souligné qu’au Québec, 120 000 postes sont actuellement à pouvoir. Il s’agit pratiquement du double d’il y a deux ans. Malheureusement, dit-elle, le nombre de finissants est insuffisant pour répondre aux besoins de main-d’œuvre dans plusieurs programmes de formation.

«Nous le savons, les employeurs d’aujourd’hui font face à de grands défis. Comme employeur, nous avons une responsabilité dans la préparation d’une relève. La main-d’œuvre de demain, c’est aussi celle que nous encourageons aujourd’hui à persévérer et à laquelle nous faisons découvrir nos professions, nos milieux de travail et la richesse de notre région», affirme celle qui est aussi vice-présidente du Conseil régional des partenaires du marché du travail.

Cette dernière invite d’ailleurs tous les employeurs de la région à participer et à encourager les solutions alternatives comme le Carrefour des professions d’avenir, qui fut à l’origine de l’embauche de deux jeunes soudeuses chez Volvo Nova Bus. «Nous devons être visionnaires, nous rassembler et nous mobiliser. Devant l’urgence d’embaucher, il faut être en mesure de prendre une pause, un pas de recul, pour mieux regarder en avant et préparer demain. Chaque geste permet de préparer la relève», a-t-elle lancé comme message.

Cet événement d’importance régionale est le fruit de la collaboration de nombreux partenaires, dont le gouvernement du Québec. Il est également propulsé grâce à la participation du Mouvement Desjardins qui versera d’ici 2020 un montant total de 180 000 $ en provenance du Fonds de 100 M $.

«Les jeunes doivent être orientés vers des entreprises qui ont des besoins», a confié Benoit Bélanger, directeur général de la Caisse Desjardins des Bois-Francs.

Le Carrefour est possible grâce à la mobilisation des membres de la TRECQ et d’une quarantaine de partenaires. Pour toute information, on peut visiter le www.carrefourcdq.com.