Jean Laberge, président du Groupe Canac

Canac investira environ 20 millions $ en 2019

Le Groupe Canac ne lâche pas l’accélérateur. La chaîne de quincailleries et de matériaux de construction prévoit injecter plus de 20 millions d’ici la fin de 2018 et en 2019, dont une dizaine de millions serviront pour l’agrandissement de son centre de distribution, à Drummondville.

«Nous sommes en croissance. Il faut avoir l’espace nécessaire pour notre marchandise», indique au Soleil le patron de la compagnie, Jean Laberge. Ces investissements s’inscrivent dans son plan annoncé en 2015 de 100 millions $ sur cinq ans.

Le chantier de Drummondville, qui devrait commencer «en février ou en mars», consiste à un agrandissement de 200 000 pieds carrés du centre de distribution. Ce dernier devrait atteindre une superficie de 550 000 pieds carrés. Des dizaines d’emplois seront créés.

Le vent dans les voiles, Canac souhaite également poursuivre, l’année prochaine, son plan visant à remettre au goût du jour ses succursales à travers la province. Le magasin sur la rue Bernier, à Charlesbourg, est le prochain sur la liste. La facture sera de 2 millions $.

Pour le moment, la direction n’est pas en mesure de fournir un échéancier précis concernant les travaux, car le dossier «n’est pas complété». Une transaction pour l’acquisition d’un terrain adjacent est sur la table. Afin de réaliser ce chantier, l’établissement devrait fermer ses portes pour une période de trois mois. 

L’espace consacré à la vente passera de 16 000 à 24 000 pieds carrés et la cour arrière où les consommateurs retrouvent les matériaux de construction doublera sa superficie, pour atteindre 25 000 pieds carrés.  

«Au total, j’agrandis mon terrain d’environ 200 000 pieds carrés. Le stationnement sera plus grand ainsi que la cour à bois. Ce sont de grosses rénovations», affirme M. Laberge, concédant que cet établissement avait besoin d’amour. «Le stationnement était compliqué; tout était compliqué. C’est une bonne chose qu’on réussisse finalement à accoucher de ce dossier», poursuit-il.

Par ailleurs, la succursale de Saint-Georges-de-Beauce subit actuellement plusieurs coups de marteau. Un chantier d’environ 2 millions $. 

«L’entrepôt a été agrandi au mois de novembre. Là, nous travaillons sur le magasin», note l’homme d’affaires, qui espère ne pas être contraint de fermer boutique durant les travaux. «Cela va être difficile, mais je vais essayer de ne pas le faire, car il n’y a pas d’autre Canac dans ce secteur. Si je n’ai pas le choix, je vais peut-être fermer deux ou trois jours par semaine», ajoute-t-il.  

Ouvertures

Comme quoi Canac a le pied sur l’accélérateur depuis 2015, l’entreprise procédera au cours des prochains jours à l’inauguration de sa succursale à Shawinigan. Il s’agit du 28e magasin du groupe. Il est situé sur les terrains de l’ancienne aluminerie Alcan Rio Tinto. L’investissement de 7 millions $ permettra la création de 90 d’emplois.

Au total, l’enseigne québécoise aura investi une vingtaine de millions de dollars en 2018, notamment pour l’ouverture de points de vente à Shawinigan, à Saint-Augustin-de-Desmaures et à Thetford Mines.  

Cet automne, Canac a aussi annoncé la construction d’un magasin à Notre-Dame-des-Prairies, dans Lanaudière. L’ouverture est prévue pour le printemps 2019. 

L’ensemble de ce développement devrait nécessiter des investissements de 7 millions $. 

Quant aux projets du côté de l’Ontario et de Pont-Rouge, ils sont retardés de «quelques années».

Initialement, le président du Groupe Canac souhaite réaliser ses premiers pas chez nos voisins de l’ouest en 2019. Maintenant, la cible est plus 2020-2021. 

«J’ai acheté mon terrain à Hawkesbury, mais le développement ne sera pas réalisé durant la prochaine année», souligne le patron, qui a aussi comme projet de rénover «à moyen terme» ses succursales de Chicoutimi et de Lévis. 

«Là, on parle de rénovations mineures. Je pense bien qu’on va atteindre nos prévisions de 100 millions d’investissements très rapidement», conclut le président, qui n’a pas l’intention de mettre le grappin sur les sites de RONA qui fermeront au cours des prochains mois.

Pour le point de vente de Pont-Rouge, situé sur la route de la Pinière, l’objectif est dorénavant 2020.

Au cours des derniers mois, Canac, qui sert de gagne-pain à 3300 travailleurs, a également injecté 5 millions $ pour déménager son siège social à Lebourgneuf. 

L’entreprise a aujourd’hui retapé plusieurs succursales, dont celles de L’Ancienne-Lorette, de Beauport et d’Henri-Bourassa, dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou.