Le dossier d’un train à grande fréquence à Trois-Rivières connaît une certaine évolution en ce début d’année.
Le dossier d’un train à grande fréquence à Trois-Rivières connaît une certaine évolution en ce début d’année.

Bureau de projet conjoint pour le train à grande fréquence: affichage de poste et appel d’offres

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Moins de sept mois après l’annonce d’un investissement de 71,1 millions de dollars pour financer un examen plus approfondi du projet d’un train à grande fréquence dans le corridor Québec-Toronto qui passerait par Trois-Rivières, voilà que le Bureau de projet conjoint (BPC) est à la recherche d’une personne pour s’occuper de divers aspects de communications et qu’un appel d’offres pour la sélection de la firme de génie-conseil prend fin vendredi.

«Suite à l’annonce du 25 juin 2019, Vernon Barker, qui dirige le BPC, entre VIA Rail et la Banque de l’infrastructure du Canada, poursuit la mise en place de l’équipe qui l’accompagnera dans la réalisation de son mandat, qui comporte notamment la finalisation des travaux juridiques et réglementaires liés aux évaluations de la sécurité et de l’environnement et la consultation des intervenants et des communautés autochtones», a confirmé au Nouvelliste Marie-Anna Murat, directrice principale, Communications, chez Via Rail Canada.

À la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R), on est heureux d’apprendre ces différentes démarches. «Le train était déjà en marche, voilà qu’il commence à prendre de la vitesse. On voit qu’il y a du mouvement qui se fait actuellement, c’est extrêmement encourageant de voir que finalement, il y a des postes affichés», a commenté la présidente Johanne Hinse, qui y voit un signe de sérieux. «Cette nouvelle nous permet de croire vraiment que les actions ont commencé à être entreprises», a renchéri sa directrice générale, Andréanne Guilbert.

Dans l’affichage de poste pour embaucher un directeur ou une directrice des communications bilingue pour un contrat de deux ans, en lien avec le projet de TGF, on rappelle que le BPC a pour mandat de développer un projet de TGF pour le corridor Toronto-Ottawa-Montréal-Québec, «dans le cadre de l’objectif visant à offrir aux Canadiens un mode de déplacement plus sensé».

«Nous voulons que les Canadiens redécouvrent la joie de voyager et, ce faisant, contribuent à bâtir un meilleur avenir sur les plans économique, social et environnemental. Le BPC mènera diverses activités en matière de réduction du risque, de diligence raisonnable, de préapprovisionnement et de planification pour ce nouveau projet emballant», explique-t-on.

En décembre dernier, VIA Rail Canada (VIA Rail) se réjouissait que le premier ministre Justin Trudeau renouvelle l’appui de son gouvernement au projet de TGF dans le mandat qu’il confie au ministre des Transports, Marc Garneau, pour la poursuite de son plan stratégique sur les Transports 2030.

«Le projet de TGF de VIA Rail se retrouve parmi les priorités du gouvernement dans le nouveau mandat du ministre Garneau, qui a toujours démontré un grand intérêt pour celui-ci et qui lui-même, depuis plusieurs années et à l’instar de plus en plus de Canadiens, a choisi le train comme mode de déplacement interville régulier», avait alors déclaré Cynthia Garneau, présidente et chef de la direction de VIA Rail.

Le TGF permettrait d’étendre les services de VIA Rail à plus de communautés entre Québec et Toronto, y compris Trois-Rivières. Il emprunterait une nouvelle voie au nord de l’actuel corridor, permettant à VIA Rail d’adapter ses services aux clientèles qu’elle dessert présentement avec une offre plus pertinente pour ces communautés.

«Nous continuerons de tout mettre en œuvre, avec énergie et enthousiasme, comme nous l’avons fait ces dernières années, pour réaliser ce projet de façon efficace et avec succès. En collaboration avec la Banque de l’infrastructure du Canada, nous unissons nos expertises respectives afin de faire avancer les travaux du Bureau de projet conjoint qui sont nécessaires pour que le gouvernement puisse prendre une décision d’investissement finale sur le TGF», avait-elle ajouté.

Celle-ci était d’ailleurs présente à Trois-Rivières, l’été dernier, lors de la conférence de presse organisée dans l’ancienne gare pour confirmer l’investissement de 71,1 millions de dollars.

«C’est un dossier qu’on appuie depuis le début, il est encore dans notre plan stratégique, il est encore couvert par le comité vigie et stratégie. On garde vraiment l’œil ouvert sur ce projet-là. Pour nous autres, c’est une priorité», conclut la présidente de la CCI3R.