Le député Jean-Denis Girard, Vanessa Vachereau, organisatrice, David Brouillette, enseignant au Cégep et entrepreneur, Étienne St-Jean, professeur en management à l'UQTR, Krystel Fisette, organisatrice.

Bougie d'allumage pour l'entrepreneuriat

On peut rêver d'avoir une entreprise, mais comment la démarrer? Quelle idée est la meilleure? Avec qui doit-on s'associer?
La troisième édition annuelle de l'événement Startup Weekend, qui se déroulera les 3, 4 et 5 mars à l'UQTR, permettra à quelque 80 participants de goûter à l'univers, parfois difficile, souvent palpitant, du démarrage d'entreprise.
David Brouillette, enseignant au Cégep de Trois-Rivières, un des organisateurs bénévoles de l'événement, est lui-même mordu d'entrepreneuriat et gère deux entreprises, dont une de commerce en ligne.
Le Startup Weekend démarrera vendredi avec un cocktail de réseautage. Il est à noter que les participants ne sont pas forcément des étudiants en administration ou autres disciplines connexes. Toute formation pouvant contribuer à la création d'une entreprise peut très bien se loger dans cette démarche, que ce soit l'ingénierie, les communications, le graphisme, la biochimie ou autre.
Par la suite, chaque participant sera invité à présenter devant les autres une brève conférence de 60 secondes, sans support technique, pour promouvoir son idée d'entreprise. Cette conférence sera suivie d'une période de séduction au cours de laquelle les participants doivent convaincre les autres que leur idée est la meilleure.
Parmi tous les projets présentés, seulement 10 seront choisis. Les équipes se formeront par la suite autour de ces projets afin de tout mettre en place pour les démarrer. Tout cela doit se faire au cours du week-end, soit en moins de 54 heures. Comme l'explique M. Brouillette, les gens vont alors tenter de regrouper des compétences différentes permettant d'enrichir la gestion de l'entreprise «et d'avoir l'équipe la plus forte», dit-il.
L'événement attire surtout des étudiants universitaires et collégiaux. «Des fois, il y a des retraités qui viennent juste pour aider les jeunes», un peu comme des mentors, indique M. Brouillette. Parfois, des personnes dans la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine et plus participent pour apprendre à démarrer leur propre entreprise. «Il n'y a aucune limite d'âge», précise-t-il.
Comme le fait valoir le député Jean-Denis Girard, un des partisans de l'événement, «le Startup Weekend est une bougie d'allumage. Beaucoup vont venir y chercher la piqûre de l'entrepreneuriat.»
L'équipe gagnante désignée par le jury remporte gros, soit une incorporation permettant de créer légalement leur entreprise, des services comptables de Deloitte Trois-Rivières, des services en communications d'Acolyte Communication et autres.
L'événement se déroule sous la présidence d'honneur d'Annie Lévesque, cofondatrice de W.illi.am et coprésidente de Valtech. Les juges qui choisiront l'équipe gagnante sont Martin Dugré, cofondateur d'Acolyte Communication, Marc Tremblay, chef de la direction informatique chez iPerception, Mario de Tilly, directeur général d'IDÉ Trois-Rivières et Sophie Dudot, gestionnaire partenariats chez Futurpreneur Canada.
Tout au long du week-end, des conférences seront données afin d'inspirer les concurrents. Il s'agit de Félix-Antoine Huard, cofondateur de Rum & Code, Maude Laplante, de Startl.us et Denis Roy d'Acolyte Communication.
Des coaches du monde des affaires, donc Cassy Bernier, notaire, Philippe Trudel, directeur des finances et Cynthia St-Laurent, présidente de We Grab It, viendront aussi faire profiter les participants de leur expertise.
L'événement Startup Weekend a été tenu à plus de 2900 reprises dans plus de 150 pays. Il permet de transmettre des connaissances concrètes en démarrage d'entreprise et de faire émerger de nouveaux projets. À Trois-Rivières, il est soutenu par l'association des étudiants en sciences comptables et administration, l'UQTR, le député Girard, Futurpreneur Canada et IDÉ Trois-Rivières.