Jean Charest

Bombardier: le fédéral envoie un «drôle de signal», dit Jean Charest

L'hésitation du gouvernement Trudeau dans le dossier de l'aide financière à Bombardier envoie un «drôle de signal» aux investisseurs étrangers, estime l'ex-premier ministre québécois Jean Charest.
Étant donné que la demande de l'avionneur québécois a été soumise en décembre, M. Charest s'est demandé, mardi, au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne, pourquoi Ottawa mettait autant de temps à décider s'il appuyait ou non le programme des avions commerciaux CSeries.
«Je comprends mal le délai et autour de moi, personne ne comprend pourquoi cela prend tant de temps, a-t-il dit. Le fait que cela traîne en longueur n'envoie pas un très bon signal.»
Celui qui est actuellement associé au bureau montréalais du cabinet d'avocats McCarthy Tétrault s'est toutefois gardé de dire s'il croyait que le gouvernement Trudeau, par son hésitation, cherchait une raison pour ne pas investir dans le constructeur d'avions et de trains.
«C'est un gouvernement qui est nouveau, a-t-il observé. On n'a pas le sentiment que les gens sont de mauvaise foi, mais les délais sont longs. C'est difficile à expliquer.»
Selon M. Charest, Bombardier aurait reçu une réponse positive ou négative depuis longtemps si la multinationale se trouvait dans un pays qui appuie largement son industrie aéronautique, comme la France.