Bombardier demande une injonction pour empêcher Metrolinx de mettre fin à leur contrat.

Bombardier désire obtenir une injonction contre Metrolinx en Ontario

Bombardier se tourne vers les tribunaux ontariens dans le but d'obtenir une injonction contre Metrolinx afin d'empêcher l'agence ontarienne de transport régional d'annuler un contrat de 770 millions $ pour 182 voitures de trains légers.
La multinationale québécoise a indiqué vendredi que sa requête de 49 pages déposée auprès de la Cour supérieure de l'Ontario visait à inciter son client à reprendre les discussions, tel que stipulé dans le contrat signé par les deux parties.
Bombardier décoche également quelques flèches à Metrolinx, qu'elle accuse de mettre le projet en péril.
«Depuis la signature du contrat en 2010, Metrolinx a modifié la portée (de l'entente), les délais ainsi que plusieurs aspects techniques à de nombreuses reprises, fait valoir l'entreprise. De plus, le refus de Metrolinx de négocier de bonne foi au nom de la grande région de Toronto est décourageant.»
D'après le constructeur de matériel roulant, une «annulation injustifiée» de l'entente coûterait des millions de dollars aux contribuables ontariens, se traduirait par la perte de centaines d'emplois en plus de compromettre l'avenir de projets de transport en commun en Ontario.
«Nous voulons défendre nos droits, protéger nos employés ainsi que les contribuables qui ont besoin de ces voitures de trains légers», a commenté un porte-parole de Bombardier, Marc-André Lefebvre.