Steve Massicotte, directeur des ventes et marketing aux Boissons du Roy.

Boissons du Roy pour la première fois à la SAQ

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE — Depuis l’an 2000, l’entreprise Boissons du Roy de Sainte-Anne-de-la-Pérade valorise les petits fruits produits dans son exploitation maraîchère, la Ferme Tournesol, en transformant ses surplus de productions en vins et alcools. L’été dernier, les propriétaires se sont lancés dans une nouvelle expérience, la fabrication d’une sangria à 8 % d’alcool qui se distingue des autres sangrias sur le marché du fait qu’elle est produite à partir des petits fruits de la ferme.

L’entreprise péradienne a misé en plein dans le mille, semble-t-il. À peine mise en marché, voilà que la Sangria Fou du Roy se retrouve depuis quelques jours en vente dans 11 succursales SAQ. C’est d’ailleurs le tout premier produit des Boissons du Roy à être vendu à la SAQ, souligne le directeur des ventes et marketing de l’entreprise familiale, Steve Massicotte.

La popularité de ce nouveau produit s’est avérée dès l’été dernier lorsque les Boissons du Roy ont décidé de commencer à vendre leur nouveauté en canettes grâce à un bon coup de pouce de la microbrasserie À la Fût, raconte M. Massicotte. «La canette est plus pratique que la bouteille», explique M. Massicotte, «pour les terrains de camping, les piscines et en voyage».

La Sangria Fou du Roy a également convaincu rapidement les supermarchés. «Elle est déjà dans 120 points de vente au Québec, dont 60 IGA, de même que dans diverses épiceries Métro et Provigo aux quatre coins du Québec», précise le directeur.

M. Massicotte estime que ce succès est non seulement attribuable au fait que la sangria soit vendue en canette, mais aussi au fait qu’il s’agit d’un produit de qualité supérieure, dit-il, puisque le goût et la couleur de la boisson proviennent des fruits fermentés qui servent à sa fabrication et non d’additifs artificiels.

En raison de ce succès, l’entreprise n’a pas tardé à développer un autre produit, cette fois la Sangria Fou de la Reine. Cette dernière est faite d’un mélange fermenté de fraises, rhubarbe et basilic, le tout à 9 % de taux d’alcool. Encore une fois, toute la matière première nécessaire à la fabrication de cette boisson proviendra de la ferme familiale. Steve Massicotte croit que les Boissons du Roy vont tirer à nouveau dans le mille avec cette production innovante. Toutefois, comme la plupart des gens, «on attend le beau temps», dit-il. La sangria est en effet une boisson qui se déguste mieux quand il fait beau et chaud. La température influence donc les ventes.

L’élargissement de l’éventail des produits désormais offerts par les Boissons du Roy a récemment obligé l’entreprise à fermer son restaurant qui lui grugeait beaucoup trop de temps, explique M. Massicotte. Le personnel qui y travaillait a été affecté à la production des boissons, précise-t-il.

Outre divers apéritifs et digestifs à 18 degrés, l’entreprise produit également du vin blanc, à base de rhubarbe, un rosé à la rhubarbe et à la framboise et un rouge à base de bleuets.

Elle vend également, sur place et en ligne, des confitures, gelées et vinaigrettes.

Pour l’instant, malgré sa croissance rapide, l’entreprise a la chance de ne pas être freinée par la rareté de la main-d’œuvre. Elle embauche entre autres six employés mexicains, dont deux nouveaux, cette année, ce qui donne un bon coup de pouce aux activités de culture, récolte et congélation.

Steve Massicotte tient à préciser que malgré la croissance rapide des Boissons du Roy et les besoins en matières premières qui en découlent, la ferme continuera d’accueillir le grand public pour l’autocueillette des petits fruits, laquelle demeure une activité populaire.