Nicolas Poitras, vice-président services résidentiels et petites entreprises, chez Bell et Yvon Deshaies, maire de Louiseville, à l’occasion de l’annonce d’un investissement de 3 millions $ de Bell afin de pourvoir la municipalité de la technologie de fibre optique.

Bell investit 3 millions $ à Louiseville

Louiseville — Yvon Deshaies était content de se sortir les pieds de l’eau, mercredi matin, le temps de rencontrer des représentants de Bell, de passage à Louiseville pour l’annonce d’un investissement de 3 millions $ visant à desservir la municipalité avec la fibre optique. «Sans que la Municipalité ait à débourser quoi que ce soit», se réjouit le maire Deshaies, entre deux mises à jour sur les inondations qui touchent sa ville.

Si la nouvelle technologie permet aux citoyens qui adhéreront au service de bénéficier d’un débit de 1,5 gigabit par seconde (Gbit/s), c’est aussi à une demande soutenue du secteur des affaires que vient répondre la technologie de Bell, affirme Yvon Deshaies.

Le débit annoncé de 1,5 Gbit/s correspond à 60 fois la vitesse moyenne dont disposent les foyers québécois, selon Nicolas Poitras, vice-président services résidentiels et petites entreprises, chez Bell. Or, il importe de souligner que ce débit n’est pas celui inclus dans un forfait de base. M. Poitras avance le chiffre de 79 $ par mois pour un abonnement au service optimal.

On estime que la majorité des résidences louisevilloises devraient être desservies par la technologie d’ici la fin de l’année. Les travaux, déjà entamés, s’échelonneront donc jusqu’au début de 2020, indique-t-on. Quant à savoir si Bell entend étendre le déploiement de la fibre optique ailleurs sur le territoire, les réponses de M. Poitras demeurent vagues. «Pour le moment, on annonce Louiseville, on a déjà fait Trois-Rivières, mais c’est certain qu’en bout de ligne, notre objectif c’est d’amener la fibre optique partout, mais on commence toujours par les municipalités où il y a un plus grand intérêt et une collaboration de la Ville pour nous aider à déployer le réseau», avance-t-il.

La technologie de fibre optique de Bell ne se limite pas à la desserte Internet, les abonnés pourront en effet se prévaloir du service Télé Fibe, dont la qualité de l’image est exceptionnelle, au dire de M. Poitras.

Si on estime chez Bell que plus de 95 % des foyers louisevillois auront à terme accès à sa technologie de fibre optique, on n’était pas en mesure de dire, au moment de l’annonce, combien de ceux-ci auraient accès à une technologie de haute vitesse pour la première fois.

Notons que l’accès à Internet haute vitesse est un enjeu auquel la MRC de Maskinongé avait décidé de s’attaquer en 2015 avec la création de Maskicom, un organisme à but non lucratif visant à desservir les citoyens de la MRC avec un débit Internet minimal de 50 mégabits par seconde. Or, Louiseville avait pris le parti de ne pas s’associer au projet, rappelle le maire Deshaies.