Dans l’ordre habituel, on retrouve le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, la présidente du Fonds Aluminerie de Bécancour pour les collectivités durables, Nicole Coutu, et le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

«Bécancour aura son incubateur»

Bécancour — «Ça fait cinq ans et demi qu’on y pense. Bécancour aura son incubateur. Et d’ici les six prochains mois, trois ou quatre nouvelles entreprises vont s’y faire les dents. C’est un beau moment de la petite histoire économique de Bécancour, un appel à la créativité, à l’innovation et à l’entrepreneuriat».

Voilà comment le maire Jean-Guy Dubois a souligné lundi la première pelletée de terre officialisant le début de la construction d’un incubateur industriel évolutif sur l’avenue Jean-Demers, dans le parc industriel et portuaire de Bécancour. Un projet évalué à
3 387 750 $ qui bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec de l’ordre de 846 938 $.

Au nom du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, c’est le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, qui a confirmé la somme versée à la Corporation de promotion et de développement de Bécancour.  «C’est un projet important pour le maire et le conseil», a-t-il indiqué d’entrée de jeu.

Celui-ci a expliqué que le nouvel incubateur offrira à des entreprises en démarrage ou en début de croissance des aires de travail et des espaces communs, notamment des bureaux et une salle de conférence. Une banque d’heures de services spécialisés sera également proposée afin d’optimiser la phase de commercialisation ou de développement d’entreprises en démarrage. Le nouveau bâtiment appartiendra à la Corporation de promotion et de développement de Bécancour et sera visible par sa proximité avec l’autoroute 30.

Même si le projet a changé de vocation et de place plusieurs fois, de l’aveu même du premier magistrat, cet endroit est jugé idéal pour son implantation: grande disponibilité de terrains à faible coût, accès à une voie ferrée et un réseau transaméricain, disponibilité d’un port en eau profonde et proximité avec un grand nombre de manufacturiers.

«Lors de la phase d’amorçage de projets d’entreprises en croissance, l’infrastructure d’accueil peut faire une réelle différence. C’est pourquoi le Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie a un effet de levier financier important pour la ville de Bécancour. La construction d’un incubateur industriel dans une perspective évolutive permettra de générer un nouvel écosystème économique pour les PME. C’est assurément une valeur ajoutée pour la région. Cet investissement donne suite à l’acquisition d’un terrain destiné à la création du parc industriel PME Jean-Demers», précise M. Martel.

Selon lui, cette «très bonne nouvelle» a pour effet de donner un souffle nouveau au parc industriel et portuaire de Bécancour, «notre meilleur outil qu’on a sous-estimé». «On va ajouter d’autres attraits pour en faire un incontournable», a fait savoir le député.

Pour sa part, le maire Dubois a avoué ressentir une «grosse émotion» alors que cette idée découle de son fameux chantier économique de janvier 2014, promis lors de son retour en politique. En créant cette nouvelle structure, Bécancour emboîte donc le pas à plusieurs autres villes québécoises qui ont mis en place des infrastructures d’accueil pour stimuler l’entrepreneuriat et regrouper des entreprises en prédémarrage et démarrage, et ce, afin de leur offrir des espaces et des services communs. 

«La compétitivité des entreprises des territoires et des régions dépend de la capacité de ses acteurs à se renouveler. Je suis très heureux que la Ville de Bécancour se dote de cette nouvelle structure d’accueil qui permettra l’émergence de nouveaux projets et ainsi de contribuer à son rayonnement, à la richesse collective et au développement de nouveaux entrepreneurs», a commenté le commissaire industriel de la Ville de Bécancour, Pierre Michel Auger. 

Actuellement, la Ville de Bécancour ne possède pas d’espace de ce type et, outre la grande industrie, elle n’a pas de pôle de développement privilégié. L’incubateur offrira non seulement des espaces de travail, mais aussi des espaces communs, une ressource spécialisée, soit le commissaire industriel de la Ville. Une banque d’heures de consultation permettra à cet outil de se démarquer.

La structure accueillera des entreprises en mode incubation qui pourront ainsi obtenir un endroit physique dans lequel pratiquer leurs activités courantes et développer de nouveaux produits et de nouveaux procédés en ayant des coûts d’opération inférieurs au marché. 

Les organismes de développement économique couvrant actuellement le territoire de Bécancour offriront encore, de façon générale, une variété de services gratuits aux entreprises. L’offre de services de base qui sera dispensée à l’incubateur vient donc s’ajouter à ces services, et ce, en toute complémentarité. 

C’est l’architecte locale Michelle Côté qui a réalisé les plans de ce projet de 15 000 pieds carrés qui verra le jour au début de la prochaine année. En 2017, la Ville de Bécancour avait acquis à cet effet des terrains dans l’ancienne zone PME de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

La réalisation de cet incubateur est donc possible grâce à la participation financière notamment du ministère de l’Économie et de l’Innovation, de la Corporation de promotion et de développement de Bécancour et du Fonds Aluminerie de Bécancour pour les collectivités durables qui verse un montant de 225 000 dollars.

«C’est important d’entretenir la diversité économique et de nourrir la fibre entrepreneuriale de notre communauté», a conclu sa présidente, Nicole Coutu.