Volkswagen devra fermer son usine historique de Wolfsburg, en Allemagne, pendant plusieurs jours en raison des nouveaux tests européens de pollution.

Volkswagen perturbé par de nouveaux tests européens de pollution

FRANCFORT — Volkswagen devra fermer son usine historique de Wolfsburg, en Allemagne pendant plusieurs jours en raison des nouveaux tests européens de pollution, qui ralentissent l'homologation de ses modèles, alors que ses concurrents ne font part d'aucune difficulté.

«Nous devons nous attendre à des interruptions de la production au troisième trimestre» pour le site de Wolfsburg, a prévenu Herbert Diess, pdg de Volkswagen, lors d'une réunion avec les salariés qui s'est tenue mercredi.

Des «jours de fermeture» sont à prévoir entre la fin des congés d'été et fin septembre, a précisé M. Diess.

Porsche, filiale de VW, a suspendu au début du mois la vente sur son site internet de ses modèles, évoquant également le «poids énorme» des nouvelles régulations.

Les deux autres constructeurs automobiles allemands, BMW et Daimler, semblent en revanche échapper au problème: BMW «laisse ses objectifs de production inchangés», a affirmé jeudi un porte-parole à l'AFP, alors que Daimler disait mercredi au quotidien Handelsblatt ne pas attendre de «coupes significatives dans [sa] production».

En France, PSA et Renault ne se voient pas non plus contraints à adapter leur production.

«Comme chaque année les usines du groupe Renault seront arrêtées pour le congé estival, sur le même nombre de semaines que d'habitude», a précisé le groupe à l'AFP.

Du côté de PSA, un porte-parole assure que «grâce à des choix technologiques judicieux, les cinq marques du groupe PSA sont parfaitement prêtes pour le WLTP», acronyme en anglais de «test de véhicules légers harmonisé au niveau mondial».

Toutes les voitures vendues dans l'Union européenne à partir du 1er septembre devront avoir subi cette procédure. La réforme, déjà en germe, a été accélérée par le gigantesque scandale des moteurs diesel truqués qui a éclaté chez Volkswagen il y a bientôt trois ans.

Le premier constructeur automobile mondial avait alors admis l'utilisation de logiciels capables de fausser les résultats des tests d'émission, dissimulant le niveau réel de la pollution aux oxydes d'azote (NOx), qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Les nouveaux tests sont censés mieux représenter le fonctionnement d'une voiture en conditions réelles, mais sont aussi beaucoup plus longs et complexes.