Dans l'ordre habituel, on retrouve les ministres Lucie Charlebois et Julie Boulet, le député Jean-Denis Girard, Lyne Girard, du CIUSSS-MCQ, Roger Guimond et Jean-Claude Kalubi, de l'Institut universitaire.

Autisme: aide récurrente de 1,5 M$

C'est une pluie de bonnes nouvelles qui est tombée lundi sur la Mauricie et le Centre-du-Québec pour les personnes atteintes du trouble du spectre de l'autisme (TSA) et leur famille.
Voulant améliorer les services offerts, la ministre Lucie Charlebois était à Trois-Rivières, lundi, pour y annoncer un investissement récurrent de 1 568 000 $ pour les deux rives. De plus, le milieu a eu droit à une crue financière avec l'octroi d'un montant additionnel de 111 657 $ pour cette année.
«Nous souhaitons faire une différence dans la vie des personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme et de leur famille, et ce, de l'enfance jusqu'à l'âge adulte. Nous savons que leur quotidien comporte des défis et nous souhaitons les accompagner dans toutes les étapes importantes de leur vie», a indiqué la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie.
Les enveloppes régionales sont en lien avec l'investissement annuel récurrent de 29 millions de dollars dans l'ensemble de la province et l'ajout de 11 millions de dollars pour la première année du plan d'action afin de réduire les listes d'attente.
Par ailleurs, une somme supplémentaire de 1,25 million de dollars, spécifiquement investie au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement de la Mauricie et du Centre-du-Québec - Institut universitaire, servira à soutenir la recherche, la formation et la production d'outils d'intervention en lien avec le trouble du spectre de l'autisme, et ce, au bénéfice de toutes les régions du Québec.
Des outils seront développés pour les adolescents et jeunes adultes en lien avec leur projet de vie et la transition de l'école à la vie active, des projets de recherche sur les personnes ayant un TSA requérant un soutien intensif seront élaborés et des plans de formation seront mis en place pour les intervenants du réseau de la santé et des services sociaux.
Ces investissements découlent du Plan d'action sur le trouble du spectre de l'autisme 2017-2022, dévoilé le 21 mars dernier. Les 35 actions qui le composent contribueront à réduire les listes d'attente et à rehausser les services offerts.
Rappelons que ce plan résulte du premier Forum québécois sur le trouble du spectre de l'autisme, qui s'est tenu les 11 et 12 février 2016. Lors de cet événement, des personnes ayant un TSA, leur famille, des experts et des acteurs du domaine ont eu l'occasion d'échanger et de voter sur les actions à mettre en priorité.
Les investissements annoncés permettront notamment d'augmenter le nombre d'enfants de moins de 5 ans bénéficiant du programme d'intervention comportementale intensive et de services en réadaptation (diminution de 45 % de la liste d'attente) et d'éliminer la liste d'attente et d'augmenter ainsi le nombre de familles qui reçoivent du soutien pour des services de répit, de dépannage et de gardiennage (près de 700 nouvelles familles en bénéficieront).
Offrir un soutien financier aux organismes communautaires afin de créer de nouvelles places en répit, en dépannage et en gardiennage, affecter systématiquement un intervenant pivot aux jeunes enfants dès l'accès aux services (ces intervenants agiront à titre de coordonnateurs des services, soulageant ainsi les parents des démarches y étant associées) et assurer une continuité des services à la fin de la scolarisation (21 ans) afin de favoriser l'intégration au travail ou vers d'autres types d'activités: voilà les autres bénéfices de l'annonce gouvernementale.
«Je me réjouis que les familles et les personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme puissent bénéficier de ce plan d'action. Ce geste démontre l'engagement clair de notre gouvernement de favoriser l'accès aux soins, de réduire les listes d'attente et de soutenir les personnes ayant un TSA, au bénéfice de la population de la Mauricie. C'est une cause qui me tient beaucoup à coeur», a-t-elle conclu, un sentiment partagé par son collègue de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.