Le député de Trois-Rivières, Robert Aubin.

Aubin questionne le ministre Garneau à propos du TGF

TROIS-RIVIÈRES — Interrogé mardi par le député de Trois-Rivières, Robert Aubin, sur le projet d’un train à grande fréquence, le ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, a soutenu que «nous travaillons sur ce dossier important».

«Il s’impatiente constamment. Quand nous aurons des nouvelles, nous lui parviendrons», a répondu l’ancien astronaute lors de la période de questions à la Chambre des communes.

Le représentant du NPD a voulu savoir pourquoi Transport Canada finance une étude de faisabilité pour un projet Hyperloop au pays alors qu’aucun résultat d’étude n’a été publié pour le train à grande fréquence, pourtant attendu en 2018.

«Je comprends mal comment on peut étudier quelque chose qui est à des décennies d’une application réelle quand le projet de TGF, bien concret et qui fait consensus, est nécessaire et souhaité, dès maintenant, tandis qu’aucune somme n’y a été consacrée dans le dernier budget», a lancé M. Aubin.

Or, le ministre Garneau dit s’intéresser aux technologies de l’avenir et explorer toutes sortes de possibilités. «Au lieu d’explorer le futur, il devrait prendre la DeLorean et revenir en 2019. A-t-il vu un projet de TGF?», a indiqué le député trifluvien.

Après l’adoption du dernier budget fédéral, le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, affirmait que le projet d’un train à grande fréquence est un dossier qui avance bien, même si le milieu dénonçait son absence des prévisions budgétaires.

«On n’a pas besoin de parler de ça dans le budget pour que ça avance. C’est un dossier qui continue. La Banque de l’Infrastructure est là pour donner des conseils. On a déjà mis un milliard de dollars pour acheter les nouvelles locomotives, qui est la condition sine qua non de tout ça, parce qu’on a beau avoir du nouveau rail, ça nous prend des nouvelles locomotives. Et toutes les études continuent. Dans le dernier budget, oui, il y avait eu des sommes, mais c’était pour ces études-là. Mais ça avance», avait-il commenté.

Le député fédéral de Saint-Maurice-Champlain était catégorique: «si j’avais un doute que ce projet n’allait pas dans la bonne direction, je le dirais ouvertement».

«Je suis plus à faire et dire que dire et faire. On continue de faire le travail, ça avance bien. Il s’agit d’un réseau de transport structurant. Ça nous permet de faire du développement économique et récréotouristique ainsi que de la mobilité de main-d’oeuvre», plaidait-il.

Du même souffle, celui-ci tenait à mentionner que ce sont des projets d’une complexité «qui sont souvent sur plusieurs années». «C’est un projet de plusieurs milliards de dollars. Ça n’a rien à voir avec une échéance électorale. Moi, des grands projets d’infrastructures, j’en ai 4700 à travers le Canada. Ça suit le cours normal», faisait savoir M. Champagne.

«Des études doivent être faites. Sur un projet comme ça, tu as des consultations à voir, tu as des études environnementales, tu as des études de sol qui doivent être faites, tu as des études au niveau du montage financier. Ça suit son cours. Si je voyais que ce projet n’avançait pas dans la bonne direction, je serais le premier à le dire aux gens de la Mauricie. Mais pour l’instant, toutes les indications que j’ai, c’est un projet qui avance dans la bonne direction. C’est pour ça que ça ne se retrouve pas dans le budget, parce que ce n’est pas le genre de chose dont on parle nécessairement dans un budget. Bien au contraire, ce projet-là continue d’avancer», avait-il conclu.