La coopérative Monark et l’entreprise Monark Eco Fibre annoncent leur union, afin de relancer la filière de l’asclépiade, relançant du même coup les activités à l’usine de Saint-Tite.

Asclépiade: les activités reprennent à l’usine de Saint-Tite

Saint-Tite — Alors qu’une véritable douche froide s’était abattue sur les producteurs d’asclépiade en octobre dernier, à la suite de la déclaration de faillite des Industries Encore 3, qui était notamment en opération à Saint-Tite, voilà que la coopérative Monark et l’entreprise Monark Eco Fibre annoncent leur union, afin de relancer la filière de la soie d’Amérique.

En effet, la coopérative Monark a fait l’annonce par voie de communiqué, mercredi, de son intention de poursuivre la culture d’asclépiade, en plus de s’associer à un nouveau groupe de gens d’affaires pour soutenir la filière de la soie d’Amérique.

Afin de permettre cette relance, l’entreprise Monark Eco Fibre a procédé au rachat des équipements de transformation de l’ancienne usine de Granby, en plus d’entreprendre des pourparlers avec des clients et partenaires pour assurer le développement de la filière.

«Toute cette démarche découle d’un symposium qui a eu lieu en janvier dernier. Plusieurs groupes nous ont approchés pour voir de plus près le fonctionnement de cette filière, et pour eux, il était impossible que cette industrie s’arrête comme ça, car c’est un produit qui est en demande actuellement. C’est d’ailleurs ce qui nous a encouragés à nous associer avec eux pour la relance», soutient le président de la Coopérative Monark, Daniel Allard.

Rappelons que le 11 octobre dernier, la présidente de l’entreprise a annoncé dans un courriel la fin des activités de l’entreprise Protec-Style de Granby et de ses filiales. On pouvait notamment y lire, «devant l’échec d’une récolte de qualité en provenance de la Coopérative Monark, c’est avec un très grand regret que nous vous avisions que les entreprises Protec-Style inc., les Industries Encore 3 et Fibre Monark se voient dans l’obligation de fermer leurs portes».

Cette annonce permettra d’ailleurs à l’usine située à Saint-Tite de reprendre ses activités prochainement, alors que l’annonce de fermeture avait créé une onde de choc dans la région en octobre dernier.

«La coopérative Monark reprend les installations de Saint-Tite. On vise notamment au maintien d’un maximum d’opérations d’extraction de premières opérations à l’usine de Saint-Tite. Actuellement, il reste encore beaucoup d’équipements à ajouter au bâtiment afin de répondre à la demande et aux récoltes qui ont été volumineuses cet automne. Concernant les emplois, c’est certain qu’il n’y aura pas moins d’employés qu’avant en raison de la forte demande», mentionne M. Allard.

Alors que le maire de Saint-Tite avait affirmé le 11 octobre dernier que le milieu socio-économique de Mékinac n’abandonnerait pas cette production, Daniel Allard soutient que l’appui important de la MRC de Mékinac dans ce dossier a fortement contribué à la décision de la relance de la filière et de l’usine de Saint-Tite.

Connue pour ses capacités isolantes absorbantes, la filière de l’asclépiade est présentée par plusieurs comme encourageante pour le futur. «L’asclépiade produit un fruit en forme de gousse qui, à l’automne, libère des petits fils blancs, plus doux que le coton, qu’on peut transformer aussi bien en matériau isolant de haute qualité qu’en tissu de corps hautement confortable et chaleureux [...]. La demande pour ce produit dépasse énormément l’offre actuellement», précise M. Allard.