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Hugo Gaillardetz, de Gaillardetz agence immobilière, posant devant l’ancienne Crèmerie des Trois-Rivières qui est à vendre au coût de 3,5 millions de dollars.
Hugo Gaillardetz, de Gaillardetz agence immobilière, posant devant l’ancienne Crèmerie des Trois-Rivières qui est à vendre au coût de 3,5 millions de dollars.

Ancienne Crèmerie des Trois-Rivières: le bâtiment cherche un nouvel acheteur

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Fermée par Saputo depuis l’été 2015, l’ancienne Crèmerie des Trois-Rivières est à vendre au coût de 3,5 millions de dollars par son propriétaire actuel, Lemay international. Or, si un acheteur privé ne lève pas la main rapidement, Innovation et Développement économique Trois-Rivières évoque la possibilité de transformer le bâtiment en «petit motel industriel».

«Le privé ne semble pas démontrer beaucoup d’appétit pour l’instant. Alors, nous, on peut toujours regarder la perspective de transformer ça en petit motel industriel. Ça va dépendre d’un paquet de choses, du prix, de l’acceptabilité sociale, du type d’activités qu’on va faire là», confie le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly.

Déjà, à la Ville de Trois-Rivières, le département d’urbanisme regarde la possibilité de revoir différentes affectations par rapport au schéma d’aménagement.

«On ne peut travailler qu’en étroite collaboration avec le département d’urbanisme qui a ouvert une porte. Il n’y a pas de décision de prise encore, on est au niveau exploratoire. Ça pourrait devenir un lieu pour des petites entreprises très légères qui génèrent peu d’inconvénients autour d’eux», explique-t-il.

Mais, ajoute M. De Tilly, si le privé arrive et l’achète, «on va les laisser passer». «On va les encourager, on va leur acheminer des clients potentiels. Ce qu’on souhaite, c’est que ça se fasse assez rapidement parce que c’est quand même dans un lieu hautement stratégique», fait-il valoir.

«On aimerait bien que ce dossier-là puisse se régler à court terme. C’est une invitation au privé de se manifester. De toute façon, on va être là pour les appuyer sur le plan technique pour des clients potentiels pour le meubler. Avis aux intéressés, on sera toujours là pour vous appuyer», renchérit M. De Tilly.

Celui-ci rappelle avoir rencontré les représentants de Saputo lorsqu’ils avaient manifesté leur intention de cesser la production.

«On a regardé la possibilité de la recycler pour maintenir une certaine opération. C’est en plein milieu urbain, il y a des enjeux de voisinage, d’acceptabilité sociale. On voulait voir la possibilité de faire de l’industrie ultra légère, pas dérangeant pour le milieu. Cependant, c’est un bâtiment assez vieux qui est conçu dans les grades alimentaires de l’époque et donc, difficilement réaménageable, nécessitant des travaux assez importants. On avait deux, trois clients potentiels et ils se sont tous désistés. Ensuite, le bâtiment a été vendu à un groupe», relate M. De Tilly.

Aujourd’hui, on y retrouve des locataires «et les gens ne s’en rendent même pas compte autour puisque c’est de l’industrie légère».

«Ils ont fragmenté l’assiette d’actifs en vendant un stationnement pour des constructions d’ordre résidentiel. Tout ça, c’est des projets qui vont voir le jour dans les prochains mois. Le bâtiment principal fait l’objet d’une vente», précise-t-il.

C’est d’ailleurs Gaillardetz agence immobilière qui a le mandat de vente depuis quelques semaines. Et il confirme la présence de locataires et l’arrivée prochaine d’un producteur de fraises.

«Mais le gros de la bâtisse est vide. Elle est de 24 000 pieds carrés alors que le terrain a une superficie de 51 129 pieds carrés. Quelqu’un qui en a besoin, c’est immense. Il y a des congélateurs et des frigidaires là-dedans. Oui, ce n’est pas neuf, mais c’est quand même une bonne bâtisse tout en béton. On est situé en plein coeur de la ville, il y a beaucoup de particularités à cet immeuble-là», indique Hugo Gaillardetz.

Ce dernier ne cache pas qu’IDE Trois-Rivières serait «un très bon joueur pour nous autres». «La beauté d’IDE Trois-Rivières, c’est qu’il achète des choses que le privé n’a pas d’intérêt à acheter, ni les contacts, alors qu’IDE Trois-Rivières, rencontrant tous les entrepreneurs, est capable de voir les petits et les aider», croit-il avant d’insister «qu’il y a plein d’autres bons joueurs».