Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, saluant les étudiants en boucherie qui profiteront de cette formule d’alternance travail-études.

Alternance travail-études: la formule magique de Jean Boulet

Trois-Rivières — Considérant l’alternance travail-études comme une formule magique pour contrer la rareté de main-d’œuvre, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a annoncé vendredi qu’il prévoit investir 18 millions de dollars pour l’année financière 2019-2020. D’ailleurs, un soutien financier de 386 706 $ est accordé pour appuyer la mise en place d’une formation en alternance travail-études dans le secteur de la boucherie, pour laquelle les étudiants seront rémunérés pour toute la période d’apprentissage, d’une durée de 900 heures.

«Cela va nous permettre de nous faire valoir à l’échelle du Québec», a lancé le député de Trois-Rivières lors de la conférence de presse tenue justement dans la salle de classe en boucherie. «Ce nouveau programme est une offre unique au Québec», renchérit le directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Luc Galvani, en présence du président de l’Association des détaillants en alimentation du Québec, Pierre-Alexandre Blouin, qui se réjouit de cette nouvelle expertise.

Cette formation permettra à plusieurs entreprises des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec d’embaucher de nouvelles ressources pour répondre à leurs besoins de main-d’œuvre dans ce domaine. La formation sera offerte au Centre de formation professionnelle Bel-Avenir et mènera à un diplôme d’études professionnelles. La formation se déroulera pour 60 % du temps en classe et pour 40 % en entreprise.

«Le secteur de la boucherie vit de grands défis en matière de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre. On estimait, au deuxième trimestre de 2019, qu’il y avait 205 postes vacants dans ce secteur, en comparaison avec 170 postes vacants au deuxième trimestre de 2018. Le départ à la retraite du personnel expérimenté vient aussi accentuer la rareté de la main-d’œuvre et crée un réel obstacle à la croissance des entreprises du secteur», a commenté le ministre Boulet.

Pour la présente année financière, en date du 29 octobre, 31 projets de stage en alternance travail-études ont été financés, dont deux dans la région, soit en boucherie et en techniques d’usinage. Ces projets représentent des investissements de près de 11,3 millions de dollars et se trouvent dans toutes les régions du Québec. Jusqu’à maintenant, ce sont 659 personnes qui ont pu être formées selon la formule d’alternance travail-études.

«En plus de ces 31 projets, 11 projets sont en cours d’analyse pour l’année en cours et, s’ils se concrétisent, il s’agira d’un investissement de 6,6 millions de dollars», a indiqué Jean Boulet.

Les métiers et professions où il est possible d’obtenir des stages dans le cadre d’un programme en alternance travail-études se retrouvent dans une liste de métiers priorisés par la Commission des partenaires du marché du travail.

Cette formule est liée au Chantier des compétences, une initiative présentée dans le Plan d’action pour la main-d’œuvre (PAMO), qui vise à rehausser le savoir-faire du plus grand nombre de personnes afin de pourvoir des postes liés aux métiers et professions d’avenir et de lutter contre la rareté de la main-d’œuvre. Lancé en septembre dernier, le PAMO est un plan évolutif, constitué de l’ensemble des mesures annoncées à ce jour, auxquelles d’autres pourront s’ajouter dans les prochains mois pour répondre aux besoins réels du marché du travail.

«Les programmes en alternance travail-études constituent une réponse concrète au défi de la rareté de la main-d’œuvre. Ils répondent à un besoin concret, tant pour nos travailleurs que pour nos entreprises. En plus de permettre de soutenir ces entreprises, ils favoriseront l’insertion professionnelle et le maintien en emploi de travailleurs, tout en leur offrant de meilleures perspectives d’avenir. Je suis en action pour contrer la rareté de la main-d’œuvre, et ce type de formation s’inscrit dans le cadre du Chantier des compétences, une initiative de mon plan d’action pour la main-d’œuvre, que j’ai lancé en septembre pour aider au rehaussement des compétences des travailleurs», a conclu le ministre Boulet.