Président de la compagnie trifluvienne Germain et Frère, Léon Méthot occupe la vice-présidence de Manufacturiers Mauricie Centre-du-Québec.

Aide gouvernementale: une information à décortiquer

TROIS-RIVIÈRES — Confrontés à gérer leur entreprise en temps de crise, les manufacturiers de la région doivent trouver le temps d’intégrer toutes les mesures d’aide annoncées par les gouvernements pour pouvoir en profiter.

Président de la compagnie trifluvienne Germain et Frère, Léon Méthot occupe la vice-présidence de Manufacturiers Mauricie Centre-du-Québec. Ce regroupement passe beaucoup de temps à informer ses membres sur l’aide consentie par les gouvernements, un travail qui évolue de jour en jour.

«On a eu une rencontre web hier (jeudi) pour informer les membres des mesures. On avait des avocats et des comptables. Quotidiennement, il y a des annonces gouvernementales. Il faut aller en détail dans les programmes qui sont offerts. Il faut décortiquer l’information. C’est laborieux, car il faut intégrer tout ça dans nos activités», commente M. Méthot en ajoutant qu’il y a un sérieux questionnement de tout le monde à propos des fonds de roulement.

M. Méthot rappelle qu’en 2008, le monde économique avait vécu une crise observée au niveau du système financier. Aujourd’hui, le système financier demeure fonctionnel, mais la crise se vit au niveau de la consommation.

«Ce qu’on comprend, c’est que les gouvernements et les institutions financières sont proactifs. On ne devrait pas connaître de problème à ce niveau. Mais il faut faire connaître les mesures auprès des manufacturiers.»

Léon Méthot confirme que Germain et Frère maintient son niveau d’exploitation malgré la crise. Des mesures d’hygiène ont été instaurées afin d’assurer la sécurité des employés de cette entreprise qui conçoit, fabrique et installe des systèmes de chauffage, de ventilation et de dépoussiérage.

«Le carnet de commandes est assez important. On ne voit pas l’intérêt de réduire la production. Mais on peut réduire le nombre de travailleurs ponctuellement pour qu’ils puissent vaquer à leurs responsabilités familiales.»