Plus que jamais, il est facile de devenir propriétaire à Trois-Rivières.

Accès à la propriété: plus abordable que jamais

TROIS-RIVIÈRES — Selon l’Indice d’abordabilité Desjardins, plus que jamais, il est facile de devenir propriétaire à Trois-Rivières, et ce, malgré l’entrée en vigueur de règles hypothécaires plus strictes au Canada le 1er janvier dernier et la remontée des taux d’intérêt.

C’est que dans l’agglomération trifluvienne, la capacité financière des ménages d’acquérir une résidence s’est non seulement améliorée, mais le prix de vente moyen a diminué au même moment.

«Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Trois-Rivières, c’est plus facile pour les ménages d’avoir accès à la propriété que ça l’était au cours des 20 dernières années», observe l’économiste de Desjardins, Chantal Routhier.

L’Indice d’abordabilité Desjardins est calculé en faisant le ratio entre le revenu disponible moyen des ménages et le revenu nécessaire pour obtenir une hypothèque sur une résidence au prix moyen (le revenu de qualification). Et le revenu de qualification est calculé à partir des coûts de possession d’une résidence (charges hypothécaires, taxes foncières et coûts des services publics).

Ainsi, à Trois-Rivières, cet indice est passé de 183,2 à 187,7 entre le dernier trimestre de 2017 et le premier trimestre de 2018. Pour la même période, le revenu moyen des ménages après impôts a augmenté de 58 230 $ à 59 367 $ tandis que le prix de vente moyen a diminué de 158 282 $ à 155 054 $. Conséquence? On note un recul des coûts de possession, qui se situaient à 12 970 $ au cours des trois premiers mois de 2018 contre 13 032 pour les trois derniers mois de 2017.

À l’échelle canadienne, la capacité financière des ménages d’acquérir une résidence a crû car le prix de vente moyen a diminué de 5,5 % en regard du trimestre précédent. L’Indice demeure toutefois inférieur à sa moyenne historique, ce qui signifie qu’il était plus difficile d’accéder à la propriété au cours du premier trimestre de 2018 que ce qui a été observé en moyenne au cours des 20 dernières années.

Au Québec, l’Indice s’est contracté puisque les coûts de possession d’une propriété ont augmenté plus rapidement que les revenus après impôts des ménages. Excepté Montréal, toutes les autres RMR québécoises ont vu leur accessibilité à la propriété s’accroître, et ce, en raison essentiellement du repli du prix de vente moyen.